Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Les pseudo-médecines

Lutter contre la desinformation en matière de science et presenter la réalité des principales medecines non conventionnelles

Publié le par Jean Brissonnet
Publié dans : #Au fil du temps

Pour une prise en charge adaptée des personnes avec autisme !

Communiqué de presse collectif – 31 janvier 2012

Ce jeudi 26 janvier, le tribunal de Lille a rendu son verdict au sujet de la plainte déposée

par trois psychanalystes dans le cadre du film documentaire de la réalisatrice française

Sophie Robert : « Le Mur : la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme ». En résumé, les

plaignants, interviewés dans le cadre du film, estimaient leur propos dénaturés. Le

tribunal leur a donné raison et le film ne pourra plus être diffusé en l’état.

Nous ne rentrons pas ici dans le bien fondé de la plainte et du jugement, mais nous

signalons que, dénaturés ou pas, les propos des quelques vingt psychanalystes qui ont

participé au tournage du film ressemblent fort, sinon mot pour mot, à ceux que nous

entendons encore régulièrement dans la bouche de nombreux « professionnels » de la

santé, aussi bien belges que français.

C’est pour cela que le débat se déplace sur la question de la prise en charge de l’autisme

et que nous intervenons aujourd’hui :

• pour soutenir la réalisatrice Sophie Robert et les associations de parents qui

dénoncent la mauvaise prise en charge de l’autisme en France ;

• pour tirer la sonnette d’alerte dans notre pays, et plus particulièrement en

Belgique francophone, car nous subissons encore l’influence de conceptions de

l’autisme révolues et nuisibles pour l’évolution de nos enfants.

L’autisme est généralement vu par la psychanalyse comme un trouble de la relation

précoce entre l’enfant et sa mère dont l’adulte est tenu « responsable » (mère pas assez

bonne, mère dévoratrice et fusionnelle ou mère trop distante et froide, …). Cette vision

n’est pas corroborée par les milieux scientifiques ni par des études rigoureuses. Quelques

« études de cas » ne suffisent pas à la cautionner. La communauté scientifique

internationale s’accorde sur l’origine biologique et génétique de l’autisme et la recherche

scientifique a permis de mettre en évidence toute une série d’anomalies neurologiques

dans le cerveau des personnes autistes. Qui plus est, les témoignages des « autistes de

haut niveau » (comme le Pr. Temple Grandin) font état d’un fonctionnement cérébral et

mental très différent du nôtre (des personnes dites « normales ») dont il faut tenir

compte lorsque l’on intervient auprès des enfants et adultes concernés. L’autisme ne se

guérit donc pas mais les méthodes éducatives, développées depuis plus de trente ans

dans le monde entier, ont prouvé leur efficacité en matière d’amélioration des

symptômes, permettant aux personnes autistes de s’adapter à notre monde et d’y

évoluer au mieux de leurs possibilités.

Les associations de parents français dénoncent et luttent contre la quasi omniprésence

de la psychanalyse dans les centres et services français destinés à la prise en charge de

l’autisme. Ce même combat a été porté en Belgique il y a vingt ans par nos associations

de parents ainsi que par certains professionnels avisés, ce qui a permis d’introduire dans

les écoles belges des programmes d’apprentissage basés sur des méthodes éducatives

adaptées et de créer des Centres de Référence de l’Autisme en 2005. C’est ainsi que

depuis plusieurs années, nous observons dans notre pays un véritable exode d’enfants,

adolescents et surtout adultes autistes français, venus chercher chez nous des milieux

d’accueil adaptés.

Mais plusieurs professionnels belges, se réclamant entre autres de la psychanalyse

lacanienne, n’ont pas rebroussé chemin et poursuivent leurs interventions inadaptées

dans le cadre de centres subsidiés par l’État belge, aussi bien au niveau fédéral que

régional. Pire, ils commencent à y introduire des pratiques douteuses importées de

France comme le « packing », une version moderne de la douche froide et de la

camisole de contention (pratique prétendant réduire les angoisses par l’enveloppement

de la personne dans des draps mouillés très froids, et censée apporter un apaisement).

Ces prises en charge inadaptées, voire maltraitantes, causent des conséquences lourdes

au niveau humain et financier. Le défaut d’éducation cause chez les personnes autistes

des dégâts immenses, notamment des sur-handicaps et des comportements inadaptés et

dangereux. Nombreux sont les adultes qui, non éduqués pendant l’âge scolaire, se voient

exclus des centres pour personnes handicapées. Leurs seules possibilités d’accueil sont

dès lors la maison de leurs parents ou hôpital psychiatrique !

Ce que nous affirmons est documenté et peut être vérifié. Dans les mois qui viennent,

nous susciterons le débat en Belgique car nous exigeons pour nos enfants autistes des

prises en charge adaptées et respectueuses de leurs droits fondamentaux d’êtres

humains, et refusons le retour des méthodes d’un autre âge !

AFrAHM - Association Francophone d’Aide aux Handicapés Mentaux

APEPA - Association de Parents pour l’Epanouissement des Personnes avec Autisme

Autiproches

Grandir Ensemble

Inforautisme

Ligue des Droits de l’Enfant

Ligue des Droits des Personnes Handicapées

Le Collectif des Démocrates Handicapés - France

Personne de contact pour les associations belges :

Cinzia Agoni-Tolfo – 0476 / 94 65 18 – cinzia@tolfo.com

Personne de contact pour le Collectif des Démocrates Handicapés :

Isabelle Mostien-Resplendino - +32 65 78 31 01 - +32 473 52 07 92

secretariat-adjoint@cdh-politique.org

Voir les commentaires

Publié le par Jean Brissonnet
Publié dans : #Au fil du temps

 


Communiqué du site « Vaincre l’autisme : http://www.vaincrelautisme.org/content/manifestation-le-16-fevier-2012-lille-le-packing-devant-l-ordre-des-medecins

Pour la première fois dans son combat de longue haleine contre le Packing, VAINCRE L’AUTISME sera face au Pr David COHEN, Chef du Service Psychiatrie Enfant et Adolescent de l’Hôpital de la Pitié Salpêtrière devant l’Ordre des Médecins de Paris le 16 janvier 2012 à 10h30, suite à nos actions juridiques envers diverses instances en vue de dénoncer son exercice du Packing sur des enfants atteints d’autisme. Première audience pour une conciliation…

 

Le 16 février 2012 à 16h , VAINCRE L’AUTISME sera face au véritable promoteur du Packing en France, le Pr Pierre DELION, Chef du Service de Psychiatrie de l’Enfant et de l’Adolescent du CHRU de Lille, devant l’Ordre des Médecins de Lille, pour une autre conciliation.  
VAINCRE L’AUTISME appelle à une manifestation massive devant l’Ordre des Médecins de Lille le 16 février 2012 afin d’unir nos forces et montrer notre indignation face à ce « traitement » infligé aux enfants autistes sans validation scientifique ni évaluation.

 La manifestation aura lieu à partir de 15h le jeudi 16 février devant le Conseil de l’Ordre des médecins de Lille à l’adresse suivante :  

SIÈGE DU CONSEIL DÉPARTEMENTAL
2 RUE DE LA COLLÉGIALE - LILLE

  Visualisez l'adresse sur Google Maps

 C’est un moment crucial dans le combat contre le Packing. La manifestation qui l’accompagnera aura un impact important sur la responsabilité de l’Ordre des médecins.

Merci de vous inscrire au 01 47 00 47 83 ou info@vaincrelautisme.org 


Prenez connaissance, diffusez et signez le Manifeste contre le Packing. 

Le Manifeste International contre le Packing est dans la lignée du combat de VAINCRE L'AUTISME, lancé le 2 avril 2009 par la demande de moratoire contre le Packing auprès du gouvernement français. La demande de moratoire a été renouvelée le 19 janvier 2011. De plus en plus de voix françaises, internationales, de parents, de professionnels et de scientifiques s'élèvent contre le Packing. VAINCRE L'AUTISME revendique que l'Etat exécute la demande de moratoire demandée depuis 2009.

 

 

Voir les commentaires

Publié le par Jean Brissonnet
Publié dans : #Au fil du temps

L'inimaginable est malheureusement arrivé.

Le mur censuré

Le documentaire « Le mur, la psychanalyse à l'épreuve de l'autisme » a été interdit de diffusion « en l'état » par le tribunal de grande instance de Lille.

Trois psychanalystes interviewés dans le documentaire avaient déposé plainte contre Sophie Robert l'auteure du documentaire, afin que leur témoignage soit retiré avant toute diffusion. Ils avaient pris comme prétexte que leurs propos auraient été déformés et que ce documentaire portait « atteinte à leur réputation ».

Rappelons que ce documentaire, dont je vous avais parlé dans un article précédent, remettait en cause la prise en charge de l'autisme en France par les psychiatres de tendance psychanalytique comme une psychose liée à l'environnement familial et tout particulièrement au « désamour » des mères vis-à-vis de leur enfant..

Rappelons que cette prise en charge est spécifique à la France et n'est pratiquée nulle part dans le monde, l'autisme étant reconnu par toutes les instances internationales comme un « trouble du développement ».

Sophie Robert a déclaré : « le problème n'est pas la manipulation des rushs, c'est de ne pas nuire à l'image de la psychanalyse et à son emprise sur la société française ».

J’invite ceux qui souhaiteraient lire une analyse plus approfondie du jugement et de la réalité des faits à se rendre à l’adresse suivante :

http://blogs.mediapart.fr/blog/yann-kindo/290112/proces-sophie-robert-le-droit-au-montage-en-ligne-de-mire

Notons aussi qu’une pétition internationale a été lancée que je ne puis que vous inviter à signer ici:

http://www.thepetitionsite.com/2/autism-stop-abuse-autistics-france/

Il s'agit d'une véritable censure qui, si elle n'est pas infirmée en appel, est une atteinte à la liberté d'expression et rendra impossible le tournage de tout documentaire critique.

Voir les commentaires

Publié le par Jean Brissonnet
Publié dans : #Au fil du temps

Le Ginkgo biloba est, incontestablement, un arbre extraordinaire[1].

 

C'est la seule espèce actuelle de la famille des Ginkgoaceae, et la seule espèce actuelle de la division des ginkgophyta. Les seules autres espèces connues ne sont maintenant présentes que sous forme de fossiles. Le Ginkgo biloba est donc considéré comme un fossile vivant.

C'est la plus ancienne famille d'arbres connus et il semble qu'elle existait déjà avant l'apparition des dinosaures

Cet arbre est d'une extrême résistance et l'un de ses spécimens a survécu à moins d'un kilomètre de l'épicentre de l'explosion d'Hiroshima. Il peut atteindre 20 à 35 m de hauteur et sa durée de vie est très importante (celui du Jardin botanique de l'université de Sendai est âgé de 2250 ans). Il n'a pas de prédateurs naturels, ni de parasites, ni de maladies.

 

Ces qualités exceptionnelles le destinaient tout naturellement à un avenir médical extraordinaire. Effectivement, il est réputé pour avoir de nombreuses propriétés : il serait susceptible de traiter les problèmes de mémoire, la sénilité, les problèmes de peau, les varices mais aussi la maladie d'Alzheimer ou le syndrome de Raynaud.

Hélas !

L’Afssaps procède régulièrement à la réévaluation du rapport bénéfice / risque de certains médicaments. Dans ce cadre elle s’est intéressée aux produits qui contiennent des extraits de Gingko Biloba (Tanakan®, Tramisal®, Vitalogink®, Ginkogink®, Ginkgo Biogaran ®, Ginkmongo®). Elle a jugé que leur efficacité était insuffisante dans toutes les indications (ophtalmologie, ORL, cardiologie et neurologie).

 

Comme par ailleurs l'analyse des données de sécurité a confirmé des effets indésirables majoritairement non graves et de type digestifs et cutanés, l’Afssaps va adresser dans quelques jours une information aux professionnels de santé pour leur faire part de cet avis…



Source Encyclopédie Wikipédia

http://www.afssaps.fr/Infos-de-securite/Communiques-Points-presse/Point-d-information-sur-les-dossiers-discutes-en-commission-d-AMM-Seance-du-jeudi-3-novembre-2011/(language)/fre-FR

Voir les commentaires

Publié le par Jean Brissonnet
Publié dans : #Au fil du temps

Tout le monde s'accorde pour dire que les médicaments inefficaces ne doivent plus être remboursés par la sécurité sociale. Xavier Bertrand actuel ministre de la santé l'a réaffirmé avec d'autant plus de force que l'affaire du médiator a montrée que ce  médicament, jugé inefficaces depuis 1999, avait continué d'être remboursé à 65 %, ce qui avait largement contribué à son utilisation.

Avant Xavier Bertrand, pratiquement tous les ministres ont réaffirmé la même chose sur les conseils de la commission de transparence.

D'après un rapport d'un cabinet de conseil que s'est procuré le journal « la tribune », 136 médicaments remboursés à 15 % par l'assurance-maladie présentent un « service médical rendu », insuffisant pour « justifier une prise en charge par la collectivité ». La vente de ces produits coûte quand même 46,7 millions d'euros à la sécurité sociale.

L'une des raisons du laisser-aller des autorités en la matière semble être le fait que la moitié de ces molécules sont produites par des fabricants français qui jouent probablement auprès des responsables publics le chantage à l'emploi.

Il est à noter que c’est sans doute pour la même raison, que l'homéopathie, produite par le laboratoire Boiron, dont le remboursement est depuis toujours critiqué par la commission de transparence est toujours prise en charge

 

Source :http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/chimie-pharmacie/20110912trib000648472/pourquoi-l-etat-rembourse-encore-ces-136-medicaments-inefficaces-.html.

Voir les commentaires

Publié le par Jean Brissonnet
Publié dans : #Au fil du temps

On croyait Bruno Bettelheim définitivement rangé sur l'étagère des truqueurs malfaisants. Que nenni !

La documentariste Sophie Robert vient de réaliser un film intitulé « le mur » dont le sous-titre est : « la psychanalyse à l'épreuve de l'autisme. »

La réalisation de ce film a été sponsorisée par « autisme sans frontières ».

lemur

Elle demandé aux différentes chaînes de télévision d'en assurer la diffusion. France5 a, d'ores et déjà, répondu par la négative. Elle attend la réponse des autres chaînes, avec peu d'espoir, car elle n'ignore pas que les émules de Freud et de Lacan sont partout infiltrées chez les journalistes et les artistes.

Il existe sur le net une interview de cette réalisatrice, qui vaut son pesant d'or.

Il faut absolument voir cette vidéo en prenant soin, surtout si l'on est une femme, de bien se détendre auparavant et de se munir d'une bonne tasse de tisane calmante.

Les passages où s'expriment divers psychanalystes sont totalement ahurissants. On pourrait presque croire un gag ! Hélas…

Bon courage, et surtout ne ratez pas le passage où Geneviève Loison nous apprend que « le crocodile c’est les dents de la mère ».

Vidéo à voir ici et à diffuser largement.

Voir les commentaires

Publié le par Jean Brissonnet
Publié dans : #Au fil du temps

Le journal les Échos publie dans sa rubrique innovation un article intitulé : « comment le débat sur les OGM freine la recherche en Europe », dont nous tirons quelques extraits :

Le professeur Marc Fellous, président de l'Association Française des Biotechnologies Végétales(AFBV), ne cache pas son désarroi : « la France et l'Europe qui était à la pointe du progrès dans les années 1970, se trouvent aujourd'hui en situation totale de retrait, voire d'opposition avec les plus récents progrès de cette technologie. »

Sous la pression permanente et parfois violente des militants anti_OGM, c'est toute la recherche hexagonale sur les végétaux qui est en danger…

Les entreprises françaises qui veulent rester dans la course sont contraintes de délocaliser…

L'article donne un extrait un exemple concret :

Le riz doré en cours de développement est l'exemple même des bénéfices apportés par ces procédés. Cette céréale a été modifiée pour contenir de la provitamine A et compenser les carences alimentaires qui affectent les populations asiatiques ou africaines…

Les chercheurs envisagent d'intervenir sur le Manioc, le sorgho ou la banane qui pourraient devenir des réserves de fer, de zinc, de vitamine E ou d'acides aminés essentiels pour les populations des pays pauvres.

Venu à Paris pour le congrès de l’AFBV,Benjamin Christiaan  Schoonwinkel, agriculteur sud-africain, ne comprend pas les polémiques européennes. Pour lui, « les cultures génétiquement améliorées sont indispensables et leur interdiction est certainement une entrave à la quête de plus de sécurité alimentaire pour le continent africain ». Pour sa part Ingo Potrykus (Président de l’Humanitarian Golden RiceBoard) estime que l'affaire est désormais entendue : « 20 millions d'agriculteurs dans le monde produisent des OGM et nous avons désormais 25 ans de recul. Nous ne connaissons pas un seul cas documenté de danger lié à leur consommation.


Pour lire l'intégralité de l'article 

Voir les commentaires

Publié le par Jean Brissonnet
Publié dans : #Au fil du temps

 

La Cour des Comptes est le poil à gratter de la classe politique française. Cette institution supérieure de contrôle public veille « au bon emploi des deniers publics », elle contrôle la régularité, l’efficacité des dépenses faites aussi bien par l'État que par la sécurité sociale.

Les membres de la Cour des Comptes ont des pouvoirs d'investigation très large et ils ont accès, de droit, à toutes les informations qui sont nécessaires pour l'accomplissement de leur mission.

Si l'on ajoute à cela qu'elle décide librement de son programme de travail et que les membres qui la composent sont inamovibles, on comprend qu'il s'agit d'un organisme totalement indépendant. Elle agit de façon parfaitement rationnelle à partir de données clairement vérifiées, en principe, à l'écart de tout conflit d'intérêts.

Elle ne dispose, hélas, d'aucun moyen d'action et ses rapports ne sont que des avis dont le pouvoir politique peut, ou non, tenir compte.

C'est sans doute pourquoi ses rapports sont attendus, non sans une certaine crainte, par les décideurs politiques et par les différents lobbies. Ce qui n’empêche pas que ses avis ne soient que très partiellement suivis.

La Cour des Comptes vient de rendre, au début du mois de septembre 2011, un rapport sur la sécurité sociale. Ce rapport fait le tour des différents aspects de cet organisme : la situation des comptes sociaux, les dépenses de soins et leur maîtrise,  la tarification des soins, etc, etc.

C'est le cinquième chapitre, qui traite de la répartition territoriale des médecins libéraux, qui risque de déclencher les plus vives réactions.

Le rapport, dans la présentation de ce chapitre, affirme d'emblée « il n'y a jamais eu, en France, autant de médecins qu'aujourd'hui, ni une densité médicale aussi forte ». Voilà qui a dû faire jaser dans les hôpitaux et insinuer la fureur dans les cabinets médicaux.

Il est évidemment de notoriété publique que certaines zones du territoire français sont, sur le plan médical, sous-équipées. La réponse habituellement présentée par le corps médical est tout simplement que le nombre de médecins est insuffisant et qu'il faut pour résoudre ce problème augmenter le « numerus clausus ». Aucun politique n'a jamais, jusqu'à ce jour, opposé à cette affirmation le moindre démenti, bien au contraire.

Or le rapport de la Cour des Comptes ne se contente pas d'affirmer, il apporte des preuves. « Au 1er janvier 2011, pour la France entière, il y avait 216 000 médecins actifs ». Et leur croissance, due à l'augmentation récente de ce fameux « numerus clausus », est plus importante que celle de la population. On est passé de : « 119 praticiens pour 100 000 habitants en 1968 à 306 en 1990, puis 330 en 2000 et enfin 335 en 2009 ».

Alors, comment expliquer le manque réel, sur le terrain, de médecins généralistes ? Le rapport fournit une explication : « une des raisons est le développement au sein des omnipraticiens, des modes d'exercice particulier (MEP) comme l'homéopathie, l'acupuncture, la médecine du sport, etc., à la place de la médecine générale. Les MEP permettent notamment de demander une exemption à la participation à la permanence des soins ».

Une pareille charge contre les pseudomédecines est évidemment une nouveauté.

Les rapporteurs donnent à l'appui de leurs affirmations quelques chiffres : « parmi les 61 300 omnipraticiens libéraux recensés par la CNAMTS, seuls 53 700, qui représentent 46 % du total des médecins libéraux, sont effectivement généralistes ». Et ils ajoutent : « cette évolution en faveur des MEP continue de se renforcer parmi les omnipraticiens libéraux : les effectifs de MEP ont crû de 17 % entre 2000 et 2009 tandis que ceux des généralistes ont légèrement diminué (-1 %) ».

À qui la faute si on laisse se créer de nouveaux DU de médecine chinoise et si on laisse les médecins se présenter comme aromathérapeutes, naturopathes ou phytothérapeutes ?

À cette fuite des médecins hors d’une pratique conventionnelle,  s'ajoutent des disparités géographiques très importantes. Il y a deux fois plus de médecins dans le département le mieux doté (120 pour 100 000 habitants) que dans le département le moins bien doté (60 pour 100 000 habitants).

Le rapport indique que ce fait est en contradiction avec un égal accès aux soins de tous les citoyens et que l'augmentation du « numérus clausus » dans les régions sous-dotées ne résoudra rien, contrairement à ce que prétendent les autorités médicales. En effet « rien n'empêche un étudiant qui a suivi ses études dans une université située dans une région sous-dotée de s'installer ensuite en zone sur-dotée du fait du principe de la liberté d'installation ».

Liberté d'installation ! Comment un tel rapport peut-il oser s'attaquer à ce veau d'or de la profession médicale ?

On le sait, des dispositifs ont été mis en place à titre de mesures incitatives au cours de ces dernières années : exonérations fiscales et sociales au titre d'installation dans les zones franches urbaines, exonérations totales de l'impôt sur le revenu pendant les cinq premières années, puis exonérations dégressives pendant neuf ans pour les cabinets médicaux libéraux créés en zone de revitalisation rurale. Le rapport donne un chiffrage stupéfiant : ces deux dispositifs, en 2009, ont généré respectivement un bénéfice moyen d’exonération de « 47 400 € et 58 000 € par médecins concernés ».

Il serait trop long de détailler, en plus, les dispositifs financés par les collectivités locales ou par la sécurité sociale elle-même pour attirer les jeunes médecins dans les zones déficitaires.

On notera cependant, comme un exemple fort significatif, le fait que: « L’avenant n° 20 à la convention médicale de 2005, approuvé par arrêté du 23 mars 2007, a institué une majoration de 20 % de la rémunération des médecins généralistes libéraux exerçant en groupe dans les zones déficitaires. En contrepartie de la majoration des honoraires, le projet d’avenant prévoyait initialement, une réduction de 20 % de la participation de l’assurance maladie aux cotisations sociales des médecins généralistes qui décideraient de s’installer dans les zones « très sur dotées »… »

Il est plaisant de constater que la première partie de cette mesure a été accordée aux généralistes concernés et que la seconde partie (la diminution compensatrice) a été rejetée par les syndicats de médecins, car considérée « comme une mesure de coercition », sans réaction aucune des pouvoirs publics.

Solidarité, quand tu nous tiens !

Le rapport indique que « le bilan récemment présenté met en évidence un effet d'aubaine ». Il constate qu’« aucune mesure contraignante de régulation démographique médicale n'a pu être mise en œuvre jusqu'à ce jour et la liberté d'installation des médecins est restée totale ». Il montre qu'il n'en est pas de même dans les pays voisins qui connaissent les mêmes difficultés et n'ont pas hésité à faire le choix de restreindre la liberté d'installation (Allemagne, Autriche, Québec, Angleterre, Suisse, etc.).

Le rapport fait ironiquement remarquer que : « cette absence de régulation persistante contraste avec la mise en place d'un dispositif visant à corriger les inégalités de répartition encore plus marquées que connaissaient les 77 000 infirmiers libéraux recensés en 2010 ».

Tiens donc ! On peut donc agir sur les infirmiers, mais pas sur les médecins.

Pour conclure sur ce chapitre, le rapport fait la recommandation sacrilège de diminuer le « numerus clausus » et de prendre des mesures nettement plus coercitives pour répartir plus équitablement les médecins sur le territoire national.

Inutile de dire que ce rapport, qui est passé pratiquement inaperçu dans les grands médias, n'a pas manqué de faire réagir promptement les syndicats médicaux.

Le blog du syndicat général des jeunes médecins généralistes (SNJMG) rend compte de ce rapport en des termes radicaux.

On peut y lire que : « … devant un tel constat, la Cour des comptes évoque :

- l'abandon des mesures incitatives

- la création de mesures contraignantes à l'installation

- la limitation des exercices particuliers

- la fermeture de l'accès aux DESC (Diplôme d'Études Spécialisées Complémentaires) pour les titulaires du DES de Médecine Générale

En somme, l'augmentation des charges financières et la diminution des libertés... »

Pour l’observateur rationnel et non concerné, le problème est de savoir s'il s'agit vraiment là d'une atteinte à la liberté ou de la défense d'un avantage acquis, mais pas (ou plus) forcément justifié.

Remontons aux sources.

Il existe de nombreuses classifications professionnelles. Elles prennent en compte des éléments extrêmement divers et ne permettent pas d'établir des caractéristiques claires.

En fait, si l'on veut raisonner simplement, les professions se distinguent par deux facteurs: d'où vient la rémunération et où se trouve le lieu d'exercice.

En ce qui concerne la rémunération l'ensemble des travailleurs peut être séparé en trois catégories :

les professionnels indépendants qui tirent leurs revenus des produits qu'ils vendent ou des services qu'ils fournissent. C'est le client qui rémunère le professionnel sur ses fonds propres. On y trouve aussi bien le charcutier, que l'avocat ou l'architecte. Le lieu d'exercice est le fruit de l'offre et de la demande. C'est ce qui explique, par exemple, la disparition des boulangers dans les petits villages.

Les salariés qui reçoivent une rémunération fournie par un employeur privé. C'est le cas de tous les employés de l'industrie, du commerce ou de l'agriculture. Le lieu d'exercice est tout simplement déterminé par l'endroit où le travailleur trouve un emploi conforme à sa qualification.

Les fonctionnaires et tous ceux qui peuvent leur être assimilés, c'est-à-dire tous ceux dont les revenus proviennent d'un organisme collectif (État, collectivités locales, collectivités sociales). On y trouve bien entendu les militaires, les enseignants, mais aussi les pharmaciens propriétaires d'officines dont le revenu provient des caisses de sécurité sociale ou des mutuelles. Ces travailleurs, du fait de la provenance de leurs revenus, remplissent une fonction de service public. De ce fait, le gendarme rejoint son unité sans discuter, le professeur est affecté au lycée où des élèves ont besoin de lui, quant au pharmacien, il ne peut ouvrir une officine que dans les lieux où le besoin s'en fait sentir afin d'assurer sur tout le territoire un accès égal aux produits de santé.

Dans quelle catégorie peut-on classer le médecin ? Il y a un siècle, il était incontestablement un travailleur indépendant. Il mettait ses compétences à la disposition des malades qui le rémunéraient personnellement pour ce service. Ce qui explique qu’à cette époque, beaucoup de citoyens pauvres, n'avaient que peu, ou même pas du tout, recours à ses services et que la localisation des médecins découlait (comme pour les boulangers) du jeu de l'offre et de la demande.

Ce temps-là est heureusement révolu. Depuis la mise en place de la sécurité sociale et sa généralisation à l'ensemble de la population, la rémunération du médecin provient des caisses de sécurité sociale et des mutuelles (tout comme le pharmacien). On s'attendrait en échange à ce qu'il soit maintenant tenu de fournir un service public et donc d'exercer en un lieu qui permette l'accès aux soins égal pour tous les citoyens. Or il n'en est rien ! Contre toute logique, le médecin a gardé sa liberté d'installation, comme au temps où il était un travailleur indépendant.

Face à cette anomalie, les gouvernements successifs ont tenté de restaurer le jeu de l'offre et de la demande en laissant de plus en plus de frais à la charge du patient par le biais de ce qu'ils appellent un « ticket modérateur ». Vu la modicité de cette charge pour la majorité des citoyens, le système ne fonctionne évidemment pas. Il ne pénalise que les plus modestes.

On comprend aisément que le fait qu'il soit mis en place, comme dans les autres pays, des « mesures contraignantes de régulation de la démographie médicale », soit mal perçu par les médecins. Est-ce une raison suffisante ? Le militaire qui voit son unité affectée en Afghanistan n'obéit pas toujours de gaieté de cœur. Quant au jeune agrégé qui reçoit sa nomination pour Hénin-Beaumont, il est rare qu'il saute de joie.

Ajoutons que, selon certains,  cette disparité dans la répartition géographique présente des effets pervers.

Le jeune médecin naïf ou mal informé qui persiste à s'installer dans une ville surmédicalisée a de grandes difficultés à se créer une clientèle. Certaines mauvaises langues prétendent alors que pour y parvenir, il va parfois faire preuve d’une grande ouverture d’esprit en ce qui concerne les prescriptions de complaisance (séances de kinésithérapie, congés de maladie, cures thermales…). Nombreux sont les témoignages en ce sens, mais aucune statistique ne permet évidemment de faire la preuve d’un tel comportement. Il ne s’agit donc, espérons-le, que de pures médisances.

------

Il est peu probable que le gouvernement suive les recommandations que vient de lui faire la Cour des Comptes, tant sur l'accès aux MEP qu’en ce qui concerne la démographie médicale, car tout politique sait bien qu'« on ne touche pas à une profession qui reçoit chaque jour 40 électeurs dans son cabinet ».



http://www.ccomptes.fr/fr/CC/documents/RELFSS/Rapport_securite_sociale_2011.pdf

Le rapport annuel de la Cour des comptes : bon diagnostic mais mauvais traitement ! http://blog-snjmg.over-blog.com/

On n’évoquera ici ni la pénibilité du travail ni le montant des revenus qui sont très variables dans une même catégorie professionnelle.

Lesquelles collectivités tirent bien entendu leurs revenus des impôts et autres cotisations appliqués à tous.

Le docteur en pharmacie peut aussi être salarié ou un travailleur indépendant (parapharmacie).

Phrase attribuée à Conrad Adenauer

 

Voir les commentaires

Publié le par Jean Brissonnet
Publié dans : #Au fil du temps

Le hasard fait bien les choses ! Enfin, du moins c'est ce que l'on dit, car pour ma part je pense plutôt que le hasard fait les choses… par hasard.

Enfin bref !

Ce matin je suis tombé sur un site de formation qui m'a laissé pantois.

Sur la première page et dès la première ligne, on pouvait lire : «Le terme “psychopraticien” est un nom de métier qui succède à l’ancienne appellation “psychothérapeute” avant que celle-ci ne soit devenue un titre réservé ».

En fait ce site explique très clairement que le titre de psychothérapeute étant maintenant soumis à la législation et à certaines conditions d'utilisation, il suffit de trouver une autre appellation et qu'on peut ainsi continuer comme par le passé.

Dans ma grande naïveté, j'avais pensé qu'avec la loi, le problème était maintenant résolu. Hélas, c'était sans compter avec l'imagination toujours fertile de ceux qu'ils prétendent dispenser des formations qui n'ont de valeur que pour eux-mêmes.

Je m'étais évidemment promis de vous en parler et d'attirer votre attention sur ce phénomène et ses effets pervers. Le danger est toujours là !

Or, par hasard justement, il se trouve que j'ai reçu cet après-midi un courriel de Guy Rouquet président de « Psychothérapie vigilance » qui m'informait qu'il venait de mettre en ligne un article sur le même sujet.

Comme il est beaucoup plus compétent que moi dans ce domaine, je vous conseille vivement de vous y reporter.

http://www.psyvig.com/default_page.php?menu=1&page=50

N'hésitez pas à faire circuler l'information. Facebookez- là, Twittez-là, mais surtout prenez-en connaissance et … méfiez-vous !

Voir les commentaires

Publié le par Jean Brissonnet
Publié dans : #Au fil du temps

Dans de nombreux pays, les compléments alimentaires : vitamines, extraits d'algues, oligo-éléments, etc., sont de plus en plus utilisés. En ingérant ces produits les consommateurs se considèrent comme protégés vis-à-vis de nombreuses maladies.

Un article publié le 21/09/2011 dans Pour la science rend compte d'une étude qui vient fracasser certaines illusions.

Extrait :

« le psychologue Wen-Bin Chiou a offert à 41 taïwanais de consommer un mélange diététique présenté comme un concentré multivitaminé, énergisant et revitalisant. Il s'agissait en réalité d'un placebo. Comme groupe témoin 41 autres participants ont consommé le même placebo mais présenté pour ce qu'il était »

À partir de questionnaires, il est arrivé à la conclusion que les personnes qui ingèrent ce type de compléments alimentaires se croient mieux à l'abri des soucis de santé et donc s'y exposent davantage.

Source : http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/actualite-complements-alimentaires-la-grande-illusion-27917.php

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 > >>

Articles récents

Hébergé par Overblog