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Les pseudo-médecines

Lutter contre la desinformation en matière de science et presenter la réalité des principales medecines non conventionnelles

Publié le par Jean Brissonnet
Publié dans : #Au fil du temps

Parmi les idées reçues, un tiers des Français (34%) considère que le traitement par homéopathie est aussi efficace que le vaccin contre la grippe. Un point qui alerte tout particulièrement le Dr Tcherakian : « Ce que l'on nomme le vaccin homéopathique est inefficace. Il n'a pas de sens […] Sa prescription pourrait s'apparenter à un défaut de soins d'un point de vue légal », explique-t-il.

Enfin, presque 1 personne sur 3 (30%) estime qu'il n'est pas utile de prévenir la grippe en se vaccinant alors qu'elle se soigne facilement grâce aux antibiotiques…

 

http://www.medscape.fr/infections-vaccins/articles/1593243/;jsessionid=984CD45E8FDC4F1524FA9F25DCEEEF46

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Publié le par Jean Brissonnet
Publié dans : #Au fil du temps

Une  étude visant à déterminer si l'acupuncture combinée à une thérapie physique classique améliore la fonction motrice et les activités de la vie quotidienne chez les patients ayant subi un AVC subaigu par rapport à la thérapie physique conventionnelle seule a été réalisé en Chine.

Cette étude multicentrique, en simple aveugle, randomisée a été bien menée et fournit des résultats différents d'études précédentes ce qui s'explique par la qualité médiocre des études en question.

Les conclusions de cette étude sont que, chez les patients ayant subi un AVC subaigu, l'addition d'acupuncture un régime de thérapie physique classique ne donne pas lieu à de nouvelles améliorations.

 

Référence : http://ptjournal.apta.org/content/93/11/1447.abstract?etoc

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Publié le par Jean Brissonnet
Publié dans : #Au fil du temps

Le rapport fourni par la "Délégation nationale à la lutte contre la fraude" indique que pour 2012, dans le domaine de la santé, le montant des préjudices constatés (149,4 millions d'euros) est en  augmentation de 25 % par rapport à 2011 (120 millions d'euros).

Tous les acteurs de la santé sont concernés, des infirmiers aux hôpitaux et cliniques en passant par les transporteurs sanitaires et les médecins généralistes et spécialistes.

 

Il est à noter que pendant le même temps la fraude des assurés serait très limitée puisqu'elle s'élève à 16,6 millions d'euros  seulement.

Il est bon de constater au passage qu'il ne s'agit là que de la fraude « constatée » c'est-à-dire de la partie émergée de l'iceberg.

 

Référence : http://www.economie.gouv.fr/files/files/directions_services/dnlf/BILAN-DNLF2012VD%281%29.pdf

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Publié le par Jean Brissonnet
Publié dans : #Au fil du temps

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Publié le par Jean Brissonnet
Publié dans : #Au fil du temps

La France a, plus que jamais, besoin de scientifiques et techniciens


Nous assistons à une évolution inquiétante des relations entre la  société française et les sciences et techniques. Des minorités  constituées autour d'un rejet de celles-ci tentent d'imposer peu à peu leur loi et d'interdire progressivement tout débat sérieux et toute  expression publique des scientifiques qui ne partagent pas leurs  opinions. L'impossibilité de tenir un débat public libre sur le site de  stockage des déchets de la CIGEO (Le site souterrain de stockage des  déchets hautement radioactifs proposé par l’ANDRA) est l'exemple le plus  récent de cette atmosphère et de ces pratiques d'intimidation, qui  spéculent sur la faiblesse des pouvoirs publics et des élus.

De plus en plus de scientifiques sont pris à partie personnellement  s’ils osent aborder publiquement et de façon non idéologique, des  questions portant sur les OGM, les ondes électromagnétiques, les  nanotechnologies, le nucléaire, le gaz de schistes ¦.Il devient difficile  de recruter des étudiants dans les disciplines concernées (physique,  biologie, chimie, géologie). Les organismes de recherche ont ainsi été  conduits à donner une forte priorité aux études portant sur les risques,  même ténus, de telle ou telle technique, mettant ainsi à mal leur  potentiel de compréhension et d'innovation. Or c'est bien la science et  la technologie qui, à travers la mise au point de nouveaux procédés et  dispositifs, sont de nature à améliorer les conditions de vie des hommes  et de protéger l’environnement.

La France est dans une situation difficile du fait de sa perte de  compétitivité au niveau européen comme mondial. Comment imaginer que  nous puissions remonter la pente sans innover? Comment innover si la  liberté de créer est constamment remise en cause et si la méfiance  envers les chercheurs et les inventeurs est généralisée, alors que l’on  pourrait, au contraire, s’attendre à voir encourager nos champions ? Il ne s'agit pas de donner le pouvoir aux scientifiques mais de donner aux  pouvoirs publics et à nos concitoyens les éléments nécessaires à la prise de décision.

Nous appelons donc solennellement les médias et les femmes et hommes  politiques à exiger que les débats publics vraiment ouverts et  contradictoires puissent avoir lieu sans être entravés par des minorités  bruyantes et, parfois provocantes, voire violentes. Il est indispensable  que les scientifiques et ingénieurs puissent s’exprimer et être écoutés  dans leur rôle d’expertise. L’existence même de la démocratie est  menacée si elle n’est plus capable d’entendre des expertises, même contraires à la pensée dominante.

Robert Badinter, ancien Ministre, ancien Président du Conseil Constitutionnel

Jean Pierre Chevènement, ancien Ministre de la Recherche et de la Technologie, ancien Ministre de la Recherche et de l'Industrie, ancien Ministre de l'Education Nationale.

 

Alain Juppé, ancien Premier Ministre

Michel Rocard, ancien Premier Ministre

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Publié le par Jean Brissonnet
Publié dans : #Au fil du temps

Chers amis.

Comme vous avez pu le constater, il y a déjà bien longtemps que je n’ai pas posté d’article sur ce site. Une certaine lassitude sans doute de lutter, depuis près de 15 ans, contre l’irrationnel dans le domaine de la médecine et l’impression qu’on est en train de perdre la guerre. La constatation, aussi, du fait que l’information passe de moins en moins, sur Internet, par des textes argumentés et que beaucoup d’échanges se font aujourd’hui sur les réseaux sociaux pour lesquels, je dois bien l’avouer, je n’ai qu’une inclination très relative.

L’idée m’était bien venue précédemment de publier un nouveau livre, indépendamment de toute organisation, de toute association et de tout conflit d’intérêts où je pourrais exposer tout ce que j’avais pu recueillir dans un domaine où les « experts » sont rarement objectifs. Ce n’était qu’une idée, vague, et mon inclination naturelle à la paresse ne m’avait pas incité à me lancer à nouveau dans cette aventure qui demande du temps, une concentration de chaque instant et la patience des gens qui vous entourent.

Les choses en seraient sans doute restées là si je n’avais été convié à participer à un débat sur les médecines non conventionnelles dans le cadre de l’assemblée générale de la Mutuelle Générale de l’Education Nationale (MGEN). Ancien d’enseignant moi-même, il m’apparaissait normal de m’adresser à des collègues pour leur apporter des informations qui, je le sais d’expérience, ne vont pas trop vers leur penchant naturel.

 

couvertureLMPM

 

J’avais déjà participé quelques mois plus tôt, avec plaisir, à un débat auquel assistaient environ 650 personnes et dans lequel j’étais opposé à un guérisseur, un acupuncteur, un sociologue relativiste, et un membre du conseil de l’ordre. Ce dernier s’avéra de fait un précieux allié. Un animateur avait dirigé le débat en toute objectivité. Posant les questions qui fâchent, donnant la parole aux uns et aux autres en respectant un équilibre toujours difficile à tenir en pareilles circonstances. J’étais donc pleinement confiant.

A la MGEN, je savais que j’allais être opposé aux professeurs Lazarus (ancien collaborateur du professeur Cornillot créateur du DUMENAT), au professeur Fagon coauteur du « rapport médecine complémentaire à l’institut public des hôpitaux de Paris » et à Madame Reynaudie, auteure d’une récente note d’analyse du CAS que j’avais déjà consulté et dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle ne m’avait pas paru tout à fait objective.

Le débat était animé par une journaliste télévisuelle, charmante et fort sympathique, dont je tairai ici le nom, car je pense qu’elle est ,tout comme moi, tombée dans un traquenard dont elle n’a pas su se sortir.

Le professeur Lazarus, premier intervenant, a accaparé le temps, parlant comme savent si bien le faire les experts en monologue et éludant avec une habileté confondante les questions pourtant pertinentes de l’animatrice, en ce qui concerne les preuves d’efficacité.

Après avoir indiqué qu’il n’était pas spécialement partisan des médecines non conventionnelles, le professeur Fagon fit un exposé qui prouvait visiblement le contraire, poussant même le bouchon jusqu’au mensonge, puisqu’il affirma haut et fort que les médicaments homéopathiques suivaient exactement le même parcours que les autres médicaments lors de la mise sur le marché. J’eus heureusement la possibilité de prendre à ce moment-là la parole et de lui rappeler que «compte tenu de la spécificité de ce médicament, le demandeur est dispensé de produire tout ou partie des résultats des essais pharmacologiques, toxicologiques et cliniques ».

Les applaudissements qui avaient suivi les deux premiers exposés avaient été particulièrement intenses, ceux qui suivirent le mien ne risquaient pas de provoquer de dégâts sur les tympans.

Madame Reynaudie  fit ensuite un résumé rapide de la note d’analyse dont elle était l’auteure et que je connaissais déjà.

Et ce fut fini ! Pas de débat, pas d’échanges entre intervenants !

Il était visible que je venais de tomber dans une embuscade : non seulement l’ensemble de la salle, constituée de plus de 250 délégués régionaux, avait visiblement religion faite, mais aucun retour sur le fond, qui aurait permis de mettre les affabulateurs au pied du mur, n’était prévu. Les deux professeurs (argument d’autorité aidant) étaient tranquillement venus pérorer , mais n’avaient visiblement pas souhaité entendre de contradiction. Il ne s’agissait pas d’un débat. On avait assisté à l’exposé de vérités révélées. J’avais été utilisé comme caution. J’étais furieux !

Ajoutons à cela qu’un repas entre conférenciers et organisateurs était prévu. Madame Renaudi y participa volontiers et les échanges que j’ai eus avec elle furent empreints de courtoisie et de compréhension mutuelle. Les deux promoteurs des médecines non conventionnelles, leurs mauvais coups faits, s’étaient discrètement éclipsés dès la fin de la conférence, sans avoir même l’habituelle politesse qui consiste à saluer courtoisement les autres intervenants, même si l’on a avec eux les plus profonds désaccords.

Les discussions que nous avons eues avec les responsables de la MGEN lors du repas qui a suivi m’ont montré que leur seule motivation était de satisfaire la demande (supposée majoritaire) de leurs adhérents. Se préoccupent-ils vraiment des adhérents silencieux, que je sais être nombreux, et qui souhaiteraient ne pas avoir à payer pour des médecines qui n’ont jamais fait la preuve de leur efficacité alors que des hôpitaux sont quasiment dans la misère ? Ne se plient-ils pas plutôt à l’ardeur revendicative d’une minorité d’idéologues ? Visiblement, l’idée ne leur est pas venue. Si certains de ces enseignants lisent aujourd’hui ces lignes, qu’ils n’hésitent pas à se manifester auprès de leur mutuelle.

Je suis revenu furieux de cette triste expérience, à la fois pour m’être laissé bêtement manipuler, mais aussi démoralisé de constater ( ce que je savais pourtant d’après les enquêtes faites par l’INSEE) que les enseignants, ceux qui forgent l’esprit critique des générations futures, étaient à ce point des laudateurs de la pensée magique.

Pour être tout à fait honnête, je dois cependant remercier les responsables de la MGEN. C’est grâce à eux, grâce au surplus d’adrénaline qu’ils m’ont ce jour-là insufflée, que j’ai pris la décision d’écrire le livre qui paraît aujourd’hui.

Ce livre ne plaira pas à tout le monde. Il n’est pas là pour cela, mais pour jeter un regard indépendant sur les dérives diverses d’un système médical en voie de délitement. 


      Poursuivre sur la page de présentation du livre.


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- pour ceux qui le préfèrent en librairies (consulter si besoin la base de données SODIS).

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Publié le par Jean Brissonnet
Publié dans : #Mes livres

couverture - BANDEAU

Cet essai est le résultat d’une réflexion de l’auteur sur le positionnement actuel des médecines non conventionnelles.

Les informations qu’il a pu recueillir pendant plus de 15 années de travail sur ce sujet l’amènent aujourd’hui à reconnaître, avec beaucoup d’autres, que la première cause de succès des médecines « non conventionnelles » est le dysfonctionnement de la pratique médicale d’aujourd’hui. On n’adhère pas aux médecines non conventionnelles pour ce qu’elles sont (on ne le sait généralement même pas), on y adhère par rejet de la médecine conventionnelle qui n’est devenue qu’une technique, pratiquée trop souvent de manière froide et déshumanisée.

C’est pourquoi il paraît nécessaire de comprendre comment la médecine moderne a évolué et pourquoi elle est en train de subir les assauts d’une médecine postmoderne qui a bien l’intention de la supplanter et qui est parfois en passe d’y parvenir.


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Table des matières

               Introduction                                                                                                              

                              I- Etat des lieux de la médecine Actuelle                                

               L'évolution de la médecine                                                                                    

               La dictature médicale                                                                                             

               L'évolution des patients                                                                           

                              II-Le postmodernisme                                                                           

               Le relativisme                                                                                                         

               Le cas de la médecine                                                                                         

                              III-La prise de pouvoir                                                                            

               Les premiers feux                                                                                                 

               Un point de non-retour ?                                                                                      

               Elles sont déjà parmi nous                                                                                 

               Le politique s'en mêle                                                                                          

               Les académiciens baissent les bras                                                               

               Tout espoir n'est pas perdu                                                                                

                              IV-La croisée des chemins                                                                  

 


 

               Jean Brissonnet est agrégé de physique honoraire.

Il a été vice-président de l’Association Française pour l’Information Scientifique (AFIS) et a présenté de nombreuses conférences sur les médecines non conventionnelles.

Il est l’auteur des livres « les pseudo-médecines, un serment d’hypocrites » (book e-book, 2003) et « Les médecines non conventionnelles ou les raisons d’une croyance » (book e-book, 2009). Il a créé et développe le site : www.pseudo-médecines.org

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Publié le par Jean Brissonnet
Publié dans : #Au fil du temps

Autisme et psychanalyse : une rhétorique d’esquive et de contradiction

 Un article de Nicolas Gauvrit

Depuis quelques mois, l’autisme et son traitement psychanalytique sont au cœur d’une polémique médiatique vive. Plusieurs événements, regroupant le procès puis la censure du film Le Mur de Sophie Robert, l’inauguration de l’année 2012 comme « année de l’autisme », les recommandations de la HAS (Haute Autorité de la Santé) qui préconiseraient l’abandon de l’approche psychanalytique, et l’implication du député Daniel Fasquelle, qui adopte une position similaire, ont participé à l’émergence de cette polémique.

Le philosophe Jean-François Rey publiait ainsi le 22 février 2012 dans les colonnes du Mondeun plaidoyer touchant (« Autisme : c'est la psychiatrie qu'on attaque ») pour le maintien dans la psychiatrie d’une approche psychanalytique. Cet article est très représentatif de ceux qui circulent en ce moment, et illustre les lignes de défense prises par les psychanalystes et les artifices rhétoriques utilisés dans le débat en cours, dont quelques-uns nous semblent récurrents et contre lesquels il faut mettre en garde le lecteur. Si les tenants de la psychanalyse ont évidemment le droit d’exprimer et défendre leur point de vue, cela devrait se faire dans le respect de la rigueur et de la logique.

La victimisation apparaît d’abord sous des formes variées avec parfois des accents enfantins provoquant la pitié du lecteur. Ainsi, J.F. Rey écrit-il par exemple que Pierre Delion « dont on ne dira jamais assez la gentillesse et l'esprit d'ouverture, est la victime d'une véritable persécution ». On se souvient également des titres d’Elisabeth Roudinesco dénonçant la « haine » de la psychanalyse. Il ne s’agit pas ici de prétendre que la psychanalyse n’est pas victime d’attaques, mais de rappeler que la remise en question académique est normale et fait partie du processus scientifique. Il n’y a pas lieu de s’en formaliser : Nous devons, pour le bien des enfants avec autisme et de leurs parents, déterminer quelle méthode est la meilleure pour chacun. Le fait que les porteurs d’une méthode soient critiqués ne valide en rien leur théorie.

La psychanalyse a, de fait, largement reculé dans les universités françaises – mais beaucoup moins chez les praticiens. Elle a été la cible de critiques scientifiques importantes. La faiblesse de ses bases théoriques, l’absence de preuves d’efficacité, et désormais son incapacité à répondre à ces critiques, ont rendu intenable – et spécialement dans le cadre de l’autisme – la position purement psychanalytique. Aussi, les tenants de cette « cure » ont-ils adopté une position intermédiaire, et promeuvent désormais une approche intégrative, macédoine de thérapies baignant dans la sauce psychanalytique. Or, pas plus que la psychanalyse seule, cette intégration n’a fait la preuve d’une efficacité supérieure aux autres méthodes actuellement disponibles. Si cette position convainc, c’est uniquement parce que nous sommes tous sensibles à ce qu’on pourrait appeler le « sophisme du juste milieu » selon lequel la vérité est toujours à chercher à mi-chemin entre les opinions contradictoires, ce qui est souvent faux.

Les promoteurs d’une approche psychanalytique ont également recours, ces derniers temps, à l’esquive. Cette feinte consiste à détourner l’interlocuteur de la question primordiale – celle de l’efficacité des méthodes et du bien de l’enfant – en déplaçant le discours dans le champ affectif, celui de la culpabilité ou de « l’éthique ». Pour cela, ils s’appuient sur une représentation sociale caricaturale de la psychologie, qui oppose des psychanalystes profondément humains, et des cognitivistes prônant une approche chimique. La réalité est bien différente, et de nombreux « cognitivistes » voient dans les approches thérapeutique fondées sur la science une alternative non seulement à la psychanalyse, mais aussi et surtout aux traitements par psychotropes. Pourtant, J.F. Rey ressasse dans son article que l’abandon de la psychanalyse « assèche », déshumanise, et détruit l’éthique de la profession de psychothérapeute, allant jusqu’à prétendre que les méthodes éducatives, cognitives ou comportementales de l’autisme consistent à traiter tous les enfants de la même manière, selon un protocole indépendant de la singularité de la personne… oubliant ce que le code de déontologie des psychologues prévoit (on lit dans le préambule de la version de février 2012 : « La complexité des situations psychologiques s'oppose à l’application automatique de règles ».)

Pour faire bonne figure, les défenseurs de la psychanalyse réclament souvent un débat centré sur les aspects scientifiques, déplorant qu’il devienne une guerre d’opinions au lieu d’une controverse plus rationnelle. Mais ces appels à un débat scientifique sont contredits par le déplacement du discours dans le champ émotionnel et l’attachement à l’idée que la psychanalyse est par essence non testable. C’est ainsi que dans son article J.F. Rey réclame un retour au cadre scientifique, mais rappelle que le psychanalyste lacanien ne se réclame que de lui-même (et donc pas de la science). En maudissant le « scientisme » qu’il ne définit pas, il arrive en fait dans un seul mouvement à réclamer ce qu’il refuse.

Après un siècle d’utilisation, on attend toujours des éléments tangibles, des expériences reproductibles en faveur des théories et pratiques psychanalytiques. Au lieu de travailler à les produire, les tenants de cette approche dépensent beaucoup d’énergie pour esquiver une réflexion sur cette absence de validation, en postulant  que la psychanalyse est inaccessible à l’investigation scientifique(une pure profession de foi). Si tel était le cas pourtant, la psychanalyse serait une philosophie, un récit. Le code de déontologie des psychologues, qui rappelle dans l’article 14 notamment que le psychologue doit utiliser des méthodes scientifiquement éprouvées, impose donc l’abandon de la psychanalyse, au moins dans tous les cas où une alternative efficace existe, et jusqu’à ce que la psychanalyse ait pu fournir des arguments solides en sa faveur.

 

Nicolas Gauvrit

Mathématicien et cognitiviste

Université d’Artois & Université Paris-VII-Denis-Diderot

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Publié le par Jean Brissonnet
Publié dans : #Au fil du temps

 

Ceci est la reprise d’un billet de  David Heurtevent, autiste, MA Georgetown et publié sur le site : http://www.soutenonslemur.org

 


Force est de constater que le Parti Communiste Français et la CGT-Santé perdent leurs nerfs au lendemain de la fuite organisée d’un avant-projet de rapport de la Haute Autorité de Santé et à la veille du rassemblement à Lille contre le packing et la censure du film de Sophie Robert organisé par Vaincre L’Autisme et auquel s’est s’associé le « Collectif Soutenons Le Mur ».

Ainsi,  la CGT Santé déclare dans un communiqué en date du 13 février 2012 :

« Pour rappel, dans le passé, la pratique des packs s’est développée en lien avec la psychothérapie institutionnelle, quand médecins et infirmiers mettaient en œuvre de réelles pratiques de soins innovantes pour des enfants jusque-là confinés à l’asile. Souvent encore, l’indication des packs peut être envisagée dans les cas de comportements d’automutilation graves, qui ne peuvent être traités que par la contention ou des traitements neuroleptiques lourds. […] Rien ne justifie des accusations excessives « d’actes de tortures » ou de mauvais traitements. La grande majorité des psychiatres et des équipes de santé mentale s’est sentie atteinte par ces accusations, aussi infondées que disproportionnées. »

Packing, contention, traitement neuroleptiques lourds, voilà la reconnaissance d’un système institutionnel maltraitant et inadapté aux soins actuels dans l’autisme.

 

Pour sa part, le Parti Communiste déclare dans un communiqué également en date du 13 février 2012 et diffusé dans l’Humanité :

« Le PCF dénonce la campagne actuelle visant à interdire, par un projet de loi, toute référence à la théorie psychanalytique dans le traitement par les équipes de pédopsychiatrie, des troubles autistiques […] Ce projet de loi, constitue de ce fait une ingérence totalitaire inadmissible dans le champ de la médecine. […] Pourtant l’immense majorité des personnes en souffrance psychique et leur entourage attendent avant tout un accompagnement relationnel et non une prise en charge normative centrée sur le symptôme. »

Ingérence totalitaire, accompagnement relationnel … Les parents ont vu les résultats désastreux de l’hégémonie psychanalytique en France. Empêcher l’ouverture de formations universitaires en thérapies comportementales et techniques éducatives, n’est ce pas cela le totalitarisme ? Censurer un film parce qu’il déplait, n’est ce pas cela le totalitarisme ?  Au contraire, les familles demandent à avoir accès à ce qui ce fait de mieux à l’étranger dans l’autisme, à savoir l’inclusion en milieu normal le plus souvent possible et l’accès aux techniques comportementales et éducatives. Il convient de rappeler que la psychanalyse n’est jamais recommandée dans l’autisme à l’étranger.

 

Le Parti Communiste Français et la CGT-Santé tentent de nous faire croire que le mouvement initié par des parents et personnes autistes, soucieuses de l’éducation de leurs enfants et du respect de la liberté d’expression serait illégitime et ourdi par l’UMP. Ce n’est pas parce que la proposition de loi visant à supprimer la psychanalyse provient d’un député UMP Daniel Fasquelle que les parents sont de droite. L’autisme n’a pas de couleur politique et nous « Collectif Soutenons Le Mur » sommes résolument non-partisans. D’ailleurs, les parents et les personnes autistes n’ont attendu ni Monsieur le Député Daniel Fasquelle, ni la Grande Cause Nationale 2012 décrétée par le Premier Ministre François Fillon pour agir.

Comment le Parti Communiste Français et la CGT-Santé peuvent-ils cautionner le packing, notamment des recherches faîtes sur des enfants de 3 ans enveloppés dans des draps à 10°C ?

Comment le Parti Communiste Français et la CGT-Santé peuvent-ils cautionner des professionnels qui obtiennent la censure d’un film en France et tuent la liberté d’expression dans notre pays ?

Comment le Parti Communiste Français et la CGT-Santé peuvent-ils cautionner des techniques qui échouent, comme la psychanalyse, qui confinent les autistes à l’institutionnalisation à vie alors qu’à l’étranger nombre d’entre eux vont à l’école ?

Comment le Parti Communiste Français et la CGT-Santé acceptent ils que les parents les plus riches aient accès à l’éducation à l’étranger ou à la maison, tandis que les plus pauvres, souvent des mères isolées, doivent subir les pressions de psychiatres psychanalystes pour institutionnaliser leurs enfants ?

 

Il y a là quelque chose de profondément choquant, contraire aux valeurs de progrès social, d’égalité républicaine et d’humanisme qui sont au cœur même des valeurs de gauche.

Au lieu de cela, le Parti Communiste Français et la CGT-Santé se complaisent dans l’aveuglement idéologique avec la psychanalyse et le clientélisme corporatiste avec la psychiatrie.

Ce n’est d’ailleurs pas sans rappeler les pages les plus noires du PCF et de la CGT de l’aveuglement idéologique soviétique.

Par exemple, Pierre Delion est parmi les premiers signataires de la pétition du collectif 39 contre la nuit sécuritaire, aux cotés de Pierre LAURENT , Secrétaire National du PCF. D’ailleurs, en lisant la liste des signataires, on se rend compte plus largement, d’une connivence entre :

des psychanalystes médiatiques : Caroline ELIACHEFF et  Elisabeth ROUDINESCO, par exemple,

des magistrats : Serge PORTELLI , Vice-président au tribunal de Paris,

la gauche et l’extrême gauche: Olivier BESANCENOT et Anne LECLERC (LCR), Denis BAUPIN, Yves COCHET et Noël MAMÈRE (EELV), Jean-Luc MELENCHON et Hélène FRANCO (Parti de Gauche).

Dans cet affaire, il est évident qu’une partie de la gauche est instrumentalisée par les amis des professeurs Delion et Cohen et finit par en oublier les valeurs humanistes des lumières et les valeurs du Conseil National de la Résistance.

Pour ma part, j’ai choisi mon camp. Ce sera celui de la résistance au système en place dans la psychiatrie française.

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Publié le par Jean Brissonnet
Publié dans : #Au fil du temps

Dans une lettre collective adressée aux Députés du groupe "Autisme" à l'Assemblée nationale, des parents d'autistes écrivent:

"Nous, parents, sommes révoltés par ce jugement, qui est vu comme une atteinte à la liberté d'expression, et une volonté manifeste d'empêcher le débat démocratique de prendre place. Nous demandons d'avoir la possibilité de choisir le type de prise en charge pour nos enfants et cette possibilité passe par le droit à l'information, donc par la diffusion du film".

Ils signalent aussi que:

"Un large mouvement d’opinion en faveur de Sophie Robert a vu le jour, soutenu par des personnalités françaises et étrangères du monde médical, universitaire et intellectuel. Sophie Robert est également soutenue par la Société Civile des Auteurs Multimédia".

Lire l'integralité du communiqué:

 http://desmotsgrattent.blogspot.com/2012/02/autisme-faire-entrer-la-france-dans-le.html

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