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Les pseudo-médecines

Lutter contre la desinformation en matière de science et presenter la réalité des principales medecines non conventionnelles

Un mal qui répand la terreur,
Mal que le ciel, en sa fureur,
Inventa pour punir les crimes de la terre.
(Les animaux malades de la peste)

Etat des lieux

C'est le 11 février 1985 que meurt en Grande-Bretagne la 1ère vache folle. Quelques mois plus tard le ministère de l'agriculture britannique annonce officiellement l'identification d'une nouvelle maladie : l'encéphalite spongiforme bovine (ESB). La progression de la maladie est fulgurante : de 30 à 40 cas par mois en 1987 à 3000 cas par mois en 1991. Au total on estime que plus de 1 000 000 de bovins ont été touchés en Grande-Bretagne. Les 3/4 sont passés dans la chaîne alimentaire.
En mai 90 on apprend qu'un chat est mort d'Encéphalite Spongiforme et on comprend que la barrière des espèces peut être franchie. Ceci entraîne, presque immédiatement, en France, l'interdiction des farines de viande dans l'alimentation bovine. Et pourtant, les bêtes trouvées aujourd'hui porteuses de la maladie sont nées après 90. Elles ont donc été nourries en contradiction avec la loi... Si on se tourne vers les éleveurs, ceux-ci répondent, la main sur le cœur, que jamais, non jamais, ils n'ont confondu la mangeoire des vaches avec celle des cochons. Et ils passent la «patate chaude» aux fabricants de farines, qui n'indiquent, parait-il pas très bien, la composition de leurs produits. Ceux-ci protestent à leur tour de leur bonne foi, et pointent un doigt accusateur vers les politiques, qui auraient laissé importer des farines anglaises très bon marché - et pour cause - afin de ne pas vexer les Britanniques au moment de la mise en place du marché unique (période 91-93). On pourrait continuer longtemps... Ce sera à la justice de trancher. De dire s'il y a eu des erreurs, des fraudes, des insuffisances, dans cette période charnière qui a donné lieu à ce qu'on appelle pudiquement les contaminations croisées.
C'est en 1994 qu'apparaissent les premiers cas de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (MCJ) qui, on le sait aujourd'hui, découle parfois de la consommation de viande bovine contaminée par l'ESB.
En 1996, du fait des contaminations croisées constatées et les connaissances sur le prion ayant suffisamment progressées, la fabrication de farines de viande est soumise à des conditions très strictes qui éliminent, en principe, toute possibilité de transmission (133 °C et 3 bars pendant 22 minutes sur des particules de 50 mm max). Bien sûr, ceci ne préjuge pas des conséquences à venir de contaminations effectuées dans la période la plus risquée entre 1986 et 1996.

La crise

Le 20 octobre 2000, le journal {Libération} publie une information indiquant que les services des fraudes «tolèrent» des traces de farines animales dans l'alimentation des bovins, à hauteur de 0,3%. En fait, il s'agit là d'une fausse interprétation, la réalité est que les méthodes de mesures ne permettent pas de déceler de pareil taux et donc qu'en deçà de cette incertitude, il ne peut y avoir de sanctions. Qu'importe, cette nouvelle va mettre le feu aux poudres. D'autant que quelques jours plus tard éclate l'affaire {Carrefour}. La presse annonce à grand fracas que les magasins {Carrefour} retirent de leurs rayons de la viande provenant d'un lot de bêtes porteuses de l'ESB. On annonce que 10 tonnes de viande contaminée ont été introduites dans la chaîne alimentaire. La réalité est un peu différente... Un négociant sans scrupule a retiré d'un lot de bovins une vache malade, l'a gardée pour tenter de la soigner et une semaine plus tard l'a envoyée à l'abattoir. L'animal sera saisi et le négociant mis en examen. C'est le reste du troupeau qui constitue la viande {Carrefour}. Or, il faut savoir que l'abattage d'un troupeau ou se trouve une vache folle n'a jamais - à une seule exception près - montré de contamination des autres bêtes (un test est alors systématiquement pratiqué ). Pur hasard, pendant que se développe cette affaire, un rapport indiquant que la maladie a fait 80 morts est publié en Grande-Bretagne. Et la panique démarre! Certains maires, sans doute plus soucieux du décompte de leurs voix aux prochaines élections municipales que de la qualité du steak, retirent le bœuf des cantines scolaires. On parle d'interdiction de la côte de bœuf. Luc Guillot, Président de la FNSEA et pompier pyromane, suggère d'abattre tous les bovins nés avant 96. Les journalistes, qui au début de la crise soufflaient sur les braises, cherchent des yeux l'extincteur. On pense enfin à interroger des scientifiques et à modérer un peu le catastrophisme ambiant. Trop tard ! Le président de La République, un œil sur le baromètre IPSOS intervient solennellement à la télévision pour demander l'interdiction totale des farines animales et Dominique Gillot qu'on a connue mieux inspirée, appelle les Français à se préparer à plusieurs dizaines de cas de maladie de MCJ. Pour couronner le tout, le 6 novembre, M6 diffuse un document insoutenable montrant l'agonie d'un enfant probablement atteint du nouveau variant de la maladie. La suite est connue. La viande rouge déserte l'étal des boucheries, les cours chutent de plus de 40% et le nombre de bêtes passant dans les abattoirs diminue de plus de moitié. C'est la crise ! Le gouvernement, qui avait pourtant promis d'attendre l'avis de l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA) décide d'interdire la totalité des farines animales et tous entonnent le nouveau refrain à la mode : ras-su-rer.

Restons calmes

Au-delà de la réaction bien naturelle de panique - certains ont parlé de psychose - qu'engendre tout naturellement les images mille fois répétées de vaches chancelantes, de carcasses sanguinolentes ou de montagne de cadavres en attente d'incinération, on est en droit de se demander quelle est la justification objective d'une pareille affaire. La MCJ a fait en France 2 victimes (un troisième cas est pratiquement certain) et, même s'il est sûr que d'autres cas se manifesteront, nul à l'heure actuelle ne peut préjuger de ce que sera l'expansion de la maladie. «{Pas d'alarmisme}» écrit d'ailleurs Annick Alperovich directrice de recherche à l'INSERM et membre du réseau de surveillance de la maladie (EuroCJD). Actuellement sur 58 décès dû au variant ESB, 56 ont eu lieu en Grande-Bretagne. Les cas actuels et à venir découlent de l'épidémie bovine des années passées à l'époque où aucune protection n'était prise. En Grande-Bretagne ou l'exposition au risque a été maximum, on a cherché à prévoir à l'aide de simulations l'extension possible de la maladie dans les prochaines années. Les scénarios les plus probables donnent une fourchette variant de 110 à 6000 cas. Sachant qu'en France l'exposition à l'ESB a été environ vingt fois plus faible, le risque se situe donc entre 6 et 900 cas. Ce chiffre est à comparer aux 65 000 morts annuelles du tabac, dont 800 du fait du tabagisme passif. Annick Alperovich précise aussi que : {«L'épidémie de variant ESB de la maladie de Creutzfeldt-Jakob ne semble pas devoir être aussi dramatique que cela avait été envisagé en 1996, scénario catastrophe qui resurgit à chaque nouveau cas»}.

De toute façon, depuis 1996 la possibilité de contamination est, en principe, voisine de zéro. Les bovins ne doivent plus consommer de farines de viandes et si quelques éleveurs malhonnêtes leurs donnent des aliments pour porcs ou poulets, ceux-ci sont de toute façon sécurisés et uniquement fabriqués à partir de carcasses propres à la consommation humaine. Il faudrait donc, pour imaginer le pire, qu'il s'agisse de farines importées d'un pays actuellement indemne de la maladie, mais où celle-ci se déclarerait ultérieurement. Encore le risque serait-il pratiquement nul puisque le prion ne se retrouve pas dans les parties livrées à la consommation. Dans certaines peuplades primitives atteintes d'une maladie a prion, lors de rites funéraires, les cadavres étaient consommés par la famille. Aux hommes le muscle, aux femmes le cerveau. Jamais les hommes ne furent contaminés, alors qu'on ne bénéficiait pas, en ce cas, de la barrière des espèces. En clair, la consommation de bœuf est «objectivement» sans risque. Le vrai risque aujourd'hui est de se faire renverser par une voiture en sortant de chez le boucher.

Alors pourquoi ?

Les vraies raisons de cette panique irrationnelle sont de trois ordres : un contexte électoral politico-syndical favorable, le poids de médias avides de scandales et les incertitudes, volontairement provoquées, sur la sécurité alimentaire.

Les hasards du calendrier font que se superposent en cette fin d'année 2000 les perspectives des élections municipales, présidentielle et syndicales. Les deux têtes de l'exécutif passent à la cohabitation «vacharde», les maires cèdent à la moindre pression populaire pour sauver leur siège et les responsables syndicaux doivent se faire reconnaître comme les meilleurs défenseurs de la profession. Que la FNSEA prône l'abattage des vaches pour permettre, sans doute, l'écoulement d'un bétail invendable indemnisé à prix raisonnable et soutenir les cours de la viande et la Confédération Paysanne en profite pour la ridiculiser... C'est de bonne guerre. L'électeur reconnaîtra les siens et que vive longtemps la démocratie.

Dans ce contexte, fort peu favorable aux raisonnements objectifs, peut-on compter sur les médias pour faire la part des choses ? Hélas non ! De même que l'affaire du Watergate avait fait naître des générations d'enquêteurs politiques, le scandale du sang contaminé a généré des vocations de journalistes d'investigations bien décidés à «sortir» une nouvelle affaire de santé. Les 2 morts de la vache folle valent-ils mieux que les 8000 victimes annuelles de la violence automobile (parmi 65 000 accidents corporels ). Dans le premier cas, les images ne sont jamais trop crues et l'agonie a lieu presque en direct, alors que les campagnes de sécurité routière se doivent d'être «soft». Pas d'agressivité surtout, tout doit être suggéré... L'enfant fauché au sortir du collège par un chauffard ivre a-t-il mérité son sort ? Quant au cycliste condamné au fauteuil roulant par un fanatique de la vitesse, n'intéresse-t-il personne ? Il est vrai qu'il n'y a pas là de beaux coupables à clouer au pilori. Le chauffard, c'est vous, c'est moi, c'est nous tous. Quant à l'alcool, c'est culturel n'est-ce pas.

Malgré le contexte politique, malgré les médias plus préoccupés d'intérêt personnel que de bien collectif, pour que monte la pâte, il faut un ferment. Ce ferment, c'est le doute, introduit patiemment depuis des années par les prophètes de la «bonne bouffe», sur la sécurité alimentaire.

Donner aux bovins un complément de protéines sous forme de farines serait «contre nature». Et c'est parce que nous aurions offensé la déesse «terre» que le ciel, «en sa fureur» nous aurait envoyé ce «mal». Bel argument. Depuis que «l'homo erectus» s'est dressé sur ses jambes, il n'a cessé de lutter contre la nature. L'outil, c'est «contre nature». La greffe, l'hybridation, c'est «contre nature». A entendre certains, il faudrait condamner l'agriculture intensive cause de tous nos maux. C'est avoir la mémoire bien courte. En 1945, la France sort de la guerre, épuisée, déficitaire en produits alimentaires. On assigne à l'agriculture une double mission : parvenir à l'autosuffisance et si possible, exporter pour équilibrer la balance du commerce extérieur. Grâce aux efforts de la recherche agronomique et à la modernisation des moyens de culture notre pays est aujourd'hui, dans ce domaine, le 2e producteur et le 2e exportateur mondial. L'affaire ne s'est pas faite sans douleur. Les sympathiques percherons ont laissé la place aux tracteurs, le remembrement a modifié le paysage et nombre d'agriculteurs ont dû émigrer vers les villes. Certes, aujourd'hui, est venu le temps de la surproduction et il aurait sans doute fallu depuis quelques années «modérer les feux», mais on n'arrête pas sur place un paquebot lancé à toute vapeur. Est-ce une raison pour vouloir le couler ?

Ce n'est pas l'agriculture intensive qui doit être condamnée, mais ses excès et ses dérives: l'utilisation d'activateurs de croissance (voir encadré) dans l'alimentation animale, l'extension incontrôlée et souvent illégale des élevages hors sols, l'épandage de doses excessives d'engrais et de pesticides... L'avenir est à une agriculture «raisonnée» , c'est à dire à la fois capable d'intégrer sans réticences dogmatiques les progrès de la science et de préserver une consommation de masse de qualité raisonnable tout en respectant l'écosystème. Qui pourrait sérieusement regretter le passé ? Qui pourrait regretter le temps ou trois générations survivaient sur 6 hectares de bocage et où une enfant de 10 ans passait ses journées à faire paître 2 vaches et 3 chèvres sur les bordures des chemins communaux...

Les activateurs de croissance sont, en fait, des antibiotiques qui, en contrôlant la flore intestinale des animaux d'élevage (poulets en particuliers) permettent d'obtenir plus rapidement, donc à meilleur prix, des animaux commercialisables. Un poulet élevé à l'aide d'activateurs de croissance est commercialisé en 41 jour à un prix de l'ordre de 17F le kilo, alors qu'il faut compter entre 32F et 42F pour une volaille élevée naturellement. Le Comité Scientifique Directeur de l'Union Européenne a suspendu l'utilisation de quatre antibiotiques (le bacitracyne de zinc, le virginiamycine, la phosphate thylosine et la spiaramycine) sur les huit autorisés comme facteur de croissance dans l'élevage des animaux, depuis le 1er juillet 1999. Les activateurs les plus courants actuellement, avilamycine et flavophospholypol ne sont pas utilisés en médecine humaine, mais on craint qu'ils posent des problèmes de développement de résistances dans la même classe de médicaments.
«ON nous fait manger n'importe quoi!», répètent inlassablement les marchands de peur. Qu'il nous soit permis de rappeler que le rosbif «label rouge» est toujours présent sur l'étal des boucheries de luxe, que les bons volaillers proposent toujours des volailles de Bresse et que le saumon sauvage d'Ecosse n'a jamais déserté les rayons des épiceries «haut de gamme». L'escroquerie intellectuelle consiste à nous faire croire que le rôti de salers en provenance directe des pâturages de l'Aubrac pourrait être vendu 34F le kilo dans les barquettes des supermarchés. Là non plus, il n'y a pas de miracle. Cette viande là provient d'une carcasse de holstein, véritable usine à lait, qui a passé sa vie dans une étable, à produire, à bas prix, le lait nécessaire à l'industrie agro-alimentaire. Le drame de la crise actuelle est qu'elle est en train de nous faire confondre deux notions radicalement différentes : qualité et sécurité. La sécurité se doit d'être la même pour tous, la qualité est question de prix et ne sera jamais, dans une société inégalitaire, à la portée des plus modestes. Et c'est là que réside sans doute la plus grave conséquence de cette crise. Elle n'est pas financière, malgré les 3 200 000 F immédiatement débloqués et le fait qu'en tant que contribuable nous participerons tous à l'indemnisation les éleveurs injustement touchés. Elle n'est probablement pas sanitaire, car la MCJ restera en tout état de cause une maladie rare. Elle est psychologique et sociale: on s'achemine discrètement, mais sûrement, vers une double filière alimentaire. {«Le consommateur doit pouvoir choisir»} clament les bonnes âmes des associations de consommateurs. Quel choix ? Le choix des riches de se nourrir sainement dans des filières de qualité. Certes ! Où est le choix des plus pauvres ? Vous en connaissez beaucoup de consommateurs aisés qui choisissent de venir réclamer à leur boucher de la viande de qualité inférieure, si possible nourrie de soja génétiquement modifié ?

«Il faut accepter de payer le prix» déclarent doctement les producteurs «bio» sans se préoccuper de savoir si ce prix est vraiment justifié (voir encadré). Et c'est ce que feront, pour leur plus grand profit, les plus favorisés. Et les autres ? Ceux qui vivent avec le SMIC ou survivent avec les minima sociaux, auront le choix entre mettre en péril l'équilibre financier familial et vivre dans la culpabilité permanente de présenter à leurs familles une nourriture (supposée) douteuse, pour ne pas dire dangereuse. Où est le temps où un petit épicier de Landerneau fondait une chaîne de magasins pour permettre au plus grand nombre d'accéder à la consommation ?

Rationalité

Les crises de 90 et 96 étaient parfaitement explicables par l'annonce d'une modification des connaissances scientifiques sur la maladie. La panique actuelle ne l'est pas, puisque l'augmentation du nombre de cas d'ESB avait été largement annoncée, par avance, comme une conséquence mécanique de la mise en place de tests systématiques. C'est sans doute pourquoi le gouvernement avait opté, dans la gestion de cette crise, pour une méthode résolument rationnelle que Jean Glavany, ministre de l'agriculture, ne se lasse pas de répéter : {«Les scientifiques évaluent le risque et les politiques doivent le gérer»}. Le gouvernement avait décidé d'attendre l'avis de l'AFSSA avant de prendre une décision. Il a fallu, dans l'urgence, brûler un cierge sur l'hôtel sacré du principe de précaution. Pourtant, ce rationalisme de nos dirigeants ne fait pas l'unanimité : l'hebdomadaire {Valeurs actuelles} reproche vertement à Lionel Jospin de s'être «{accroché à son approche rationnelle}». C'est vrai aussi! Puisqu'il fallait des certitudes, pourquoi s'est-il tourné vers les scientifiques ? Il aurait pu, comme tant d'autres, consulter un astrologue.




La sécurité alimentaire, (Pour la Science, n° 274, août 2000)

Dans un article dont voici quelques extraits, Pierre Louisot, directeur d'unité INSERM et ancien Président du Conseil Supérieur d'hygiène publique de France écrit:
«Certains prophètes entretiennent avec délice le spectre du désastre alimentaire permanent, en remuant quotidiennement du prion, de la listeria, du maïs transgénique, du plomb, de la dioxine, des antibiotiques, etc. (...) Le "chimique" est toujours haut placé dans la gamme des horreurs et "l'anti-chimique" est présenté comme la panacée! (...) Doutes et réalités ne sont peut-être pas là où on les attend! (...) On doit objectiver les dangers potentiels d'une tendance portant le nom attrayant d'agriculture "biologique". Cette agriculture volontairement "anti-chimique" est-elle sans danger? Les produits utilisés pour enrichir ses sols sont des préparations "naturelles", mais incontrôlables, comme le fumier, les fientes d'oiseaux (guano), des composts forestiers, des sous-produits d'huileries (tourteaux), des sous produits animaux (os, corne, sang), etc. : le risque ancien de transmission de maladies parasitaires ou microbiennes par les excréments se double aujourd'hui d'un danger de transmission de virus ou de prions.

(...) On sait aussi que la composition en nutriments des produits issus de l'agriculture biologique n'est pas originale : l'allégation de "meilleure santé" n'a donc aucun fondement scientifique.

(...) Les insecticides "naturels" (comme la nicotine, la roténone, le pyrèthre) ou des extraits d'algues, de préles, d'orties, etc., ne sont peut-être pas toxiques, mais il n'est nullement assuré qu'ils ne le soient pas : seules des recherches approfondies, chez l'homme, révéleraient leur innocuité éventuelle .

(...) L'agriculture biologique ne répond aujourd'hui qu'à une obligation de moyens, et non de résultats...»




 Pour suivre le dossier en temps réel :

Le site ESB du Ministère de l'agriculture->http://www.agriculture.gouv.fr/esbinfo.htm
http://www.agriculture.gouv.fr/esbinfo.htm->http://www.agriculture.gouv.fr/esbinfo.htm
La vache folle en ligne avec l'INRA->http://www.inra.fr/Internet/Produits/dpenv/vchfol00.htm
http://www.inra.fr/Internet/Produits/dpenv/vchfol00.htm
Le comité national de sécurités sanitaire->http://www.sante.gouv.fr/htm/actu/cnss/index_cnss.htm
http://www.sante.gouv.fr/htm/actu/cnss/index_cnss.htm
L'Agence de Sécurité Sanitaire des produits de santé->http://agmed.sante.gouv.fr/
http://agmed.sante.gouv.fr/


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