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Les pseudo-médecines

Lutter contre la desinformation en matière de science et presenter la réalité des principales medecines non conventionnelles

Publié le par Jean Brissonnet
Publié dans : #Au fil du temps

Chers amis.

Comme vous avez pu le constater, il y a déjà bien longtemps que je n’ai pas posté d’article sur ce site. Une certaine lassitude sans doute de lutter, depuis près de 15 ans, contre l’irrationnel dans le domaine de la médecine et l’impression qu’on est en train de perdre la guerre. La constatation, aussi, du fait que l’information passe de moins en moins, sur Internet, par des textes argumentés et que beaucoup d’échanges se font aujourd’hui sur les réseaux sociaux pour lesquels, je dois bien l’avouer, je n’ai qu’une inclination très relative.

L’idée m’était bien venue précédemment de publier un nouveau livre, indépendamment de toute organisation, de toute association et de tout conflit d’intérêts où je pourrais exposer tout ce que j’avais pu recueillir dans un domaine où les « experts » sont rarement objectifs. Ce n’était qu’une idée, vague, et mon inclination naturelle à la paresse ne m’avait pas incité à me lancer à nouveau dans cette aventure qui demande du temps, une concentration de chaque instant et la patience des gens qui vous entourent.

Les choses en seraient sans doute restées là si je n’avais été convié à participer à un débat sur les médecines non conventionnelles dans le cadre de l’assemblée générale de la Mutuelle Générale de l’Education Nationale (MGEN). Ancien d’enseignant moi-même, il m’apparaissait normal de m’adresser à des collègues pour leur apporter des informations qui, je le sais d’expérience, ne vont pas trop vers leur penchant naturel.

 

couvertureLMPM

 

J’avais déjà participé quelques mois plus tôt, avec plaisir, à un débat auquel assistaient environ 650 personnes et dans lequel j’étais opposé à un guérisseur, un acupuncteur, un sociologue relativiste, et un membre du conseil de l’ordre. Ce dernier s’avéra de fait un précieux allié. Un animateur avait dirigé le débat en toute objectivité. Posant les questions qui fâchent, donnant la parole aux uns et aux autres en respectant un équilibre toujours difficile à tenir en pareilles circonstances. J’étais donc pleinement confiant.

A la MGEN, je savais que j’allais être opposé aux professeurs Lazarus (ancien collaborateur du professeur Cornillot créateur du DUMENAT), au professeur Fagon coauteur du « rapport médecine complémentaire à l’institut public des hôpitaux de Paris » et à Madame Reynaudie, auteure d’une récente note d’analyse du CAS que j’avais déjà consulté et dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle ne m’avait pas paru tout à fait objective.

Le débat était animé par une journaliste télévisuelle, charmante et fort sympathique, dont je tairai ici le nom, car je pense qu’elle est ,tout comme moi, tombée dans un traquenard dont elle n’a pas su se sortir.

Le professeur Lazarus, premier intervenant, a accaparé le temps, parlant comme savent si bien le faire les experts en monologue et éludant avec une habileté confondante les questions pourtant pertinentes de l’animatrice, en ce qui concerne les preuves d’efficacité.

Après avoir indiqué qu’il n’était pas spécialement partisan des médecines non conventionnelles, le professeur Fagon fit un exposé qui prouvait visiblement le contraire, poussant même le bouchon jusqu’au mensonge, puisqu’il affirma haut et fort que les médicaments homéopathiques suivaient exactement le même parcours que les autres médicaments lors de la mise sur le marché. J’eus heureusement la possibilité de prendre à ce moment-là la parole et de lui rappeler que «compte tenu de la spécificité de ce médicament, le demandeur est dispensé de produire tout ou partie des résultats des essais pharmacologiques, toxicologiques et cliniques ».

Les applaudissements qui avaient suivi les deux premiers exposés avaient été particulièrement intenses, ceux qui suivirent le mien ne risquaient pas de provoquer de dégâts sur les tympans.

Madame Reynaudie  fit ensuite un résumé rapide de la note d’analyse dont elle était l’auteure et que je connaissais déjà.

Et ce fut fini ! Pas de débat, pas d’échanges entre intervenants !

Il était visible que je venais de tomber dans une embuscade : non seulement l’ensemble de la salle, constituée de plus de 250 délégués régionaux, avait visiblement religion faite, mais aucun retour sur le fond, qui aurait permis de mettre les affabulateurs au pied du mur, n’était prévu. Les deux professeurs (argument d’autorité aidant) étaient tranquillement venus pérorer , mais n’avaient visiblement pas souhaité entendre de contradiction. Il ne s’agissait pas d’un débat. On avait assisté à l’exposé de vérités révélées. J’avais été utilisé comme caution. J’étais furieux !

Ajoutons à cela qu’un repas entre conférenciers et organisateurs était prévu. Madame Renaudi y participa volontiers et les échanges que j’ai eus avec elle furent empreints de courtoisie et de compréhension mutuelle. Les deux promoteurs des médecines non conventionnelles, leurs mauvais coups faits, s’étaient discrètement éclipsés dès la fin de la conférence, sans avoir même l’habituelle politesse qui consiste à saluer courtoisement les autres intervenants, même si l’on a avec eux les plus profonds désaccords.

Les discussions que nous avons eues avec les responsables de la MGEN lors du repas qui a suivi m’ont montré que leur seule motivation était de satisfaire la demande (supposée majoritaire) de leurs adhérents. Se préoccupent-ils vraiment des adhérents silencieux, que je sais être nombreux, et qui souhaiteraient ne pas avoir à payer pour des médecines qui n’ont jamais fait la preuve de leur efficacité alors que des hôpitaux sont quasiment dans la misère ? Ne se plient-ils pas plutôt à l’ardeur revendicative d’une minorité d’idéologues ? Visiblement, l’idée ne leur est pas venue. Si certains de ces enseignants lisent aujourd’hui ces lignes, qu’ils n’hésitent pas à se manifester auprès de leur mutuelle.

Je suis revenu furieux de cette triste expérience, à la fois pour m’être laissé bêtement manipuler, mais aussi démoralisé de constater ( ce que je savais pourtant d’après les enquêtes faites par l’INSEE) que les enseignants, ceux qui forgent l’esprit critique des générations futures, étaient à ce point des laudateurs de la pensée magique.

Pour être tout à fait honnête, je dois cependant remercier les responsables de la MGEN. C’est grâce à eux, grâce au surplus d’adrénaline qu’ils m’ont ce jour-là insufflée, que j’ai pris la décision d’écrire le livre qui paraît aujourd’hui.

Ce livre ne plaira pas à tout le monde. Il n’est pas là pour cela, mais pour jeter un regard indépendant sur les dérives diverses d’un système médical en voie de délitement. 


      Poursuivre sur la page de présentation du livre.


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spanish rocket 10/02/2017 07:32

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for more information 05/09/2014 14:32

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acceptance letter 26/08/2014 07:58

En outre, les résultats de la recherche sur les services de santé peuvent conduire à une plus grande efficacité et une prestation équitable des interventions de soins de santé, comme avancé par le modèle social de la santé et du handicap, qui met l'accent sur les changements sociétaux qui peuvent être faites pour rendre plus sain de la population.

Labrique Baudouin 02/11/2013 10:02

« L’ABSENCE DE PREUVE N’EST PAS LA PREUVE DE L’ABSENCE D’EFFICACITÉ » ce que soutiennent pourtant les (trop nombreux) scientistes ! …

Bien que de tout temps, on a pu observer que l’état psychique d’une personne interférait directement sur son état de santé comme sur la manière et la rapidité avec laquelle elle se guérit, certains
matérialistes et rationalistes se moquent par exemple de l’homéopathie parce qu'a leur yeux elle ne serait pas plus efficace qu'un médicament placebo. Pour appuyer leur position, ils ne se basent
que sur des études qui corroborent leurs dires, alors qu'il existe (évidemment) d'autres études qui montrent par exemple, un score plus favorable à l'homéopathie par rapport à ce qu'atteignent les
traitements placebo.

Il faut mettre en cause les résultats d’expériences scientifiques, ce qu’un article référence sur (l’incontesté) PubMed révèle : "Pourquoi la plupart des conclusions des recherches scientifiques
publiées sont fausses" (http://www.retrouversonnord.be/Epistemologie_des_sciences.htm#recherches) : les résultats incomptables des expériences réalisés par les tenants et les adversaires par
exemple de l’homéopathie illustrent encore une telle réalité. Pourtant, victimes de leur prisme déformant, cela n’arrête pas les plus scientistes des détracteurs notamment de l’homéopathie, dans ce
qu’ils vont jusqu'à soutenir que la seule preuve qui vaille pour déterminer l'efficacité d'un traitement, c'est celle donnée par l'expérimentation scientifique (rationaliste et matérialiste) !

Lors de son audition devant une séance d'une commission d'enquête du Sénat français du 19 décembre 2012, le Pr Ivan Krakowski (°) précise à propos de l'effet placebo qu' « il peut être extrêmement
puissant. En cancérologie, il est tout à fait fréquent dans les études thérapeutiques d’observer un effet placebo de plus de 60% même contre des thérapeutiques tout à fait établies ». Il dit encore
: « L’absence de preuve n’est pas la preuve de l’absence d’efficacité » (cf. sur le Net : « videos.senat.fr/video/videos/2012/video15728.html »).
(°) Directeur du service interdisciplinaire de soins de supports en oncologie au Centre Alexis Vautrin (CLCC de Nancy). Messieurs les Scientifiques de tout poil et ceux qui croient dans la science
comme étant la seule référence crédible (les scientistes) pour jauger de l’efficacité d’un traitement ou d’une thérapie, un peu d’humilité ! En effet, le rôle de l’attribution de l’efficacité de
tel ou tel remède ou pratique de santé ne revient-il pas in fine au patient lui-même ? De ce point de vue, qu’on le veuille ou pas, l’homéopathie a prouvé son efficacité !

Il est donc fallacieux, comme le font les scientistes et autres Zététiciens, de vouloir décréter que seules les thérapies ayant prouvé scientifiquement leur efficacité sont efficaces, ce qui exclut
donc les autres. En fait, trop de scientifiques dont ces fameux Doyens qui veulent ainsi empêcher la reconnaissance des approches non conventionnelles en Belgique, donnent dans le scientisme (le
fait d’ériger la science à un statut de religion et donc de se baser sur de véritables dogmes).

Voici l’avis du Pr Nicolas Duruz (Institut de Psychologie de l’université de Lausanne) concernant l’évaluation des psychothérapies (mais au travers d’une analyse qui s’applique aussi au cas des
approches non conventionnelles) et qui est tronqué lorsqu'on veut les faire passer sous les fourches caudines des expérimentations scientifiques :
"[...] depuis quelques années, on assiste à un retour quasi fondamentaliste de type scientiste, qui cherche à nettoyer le champ psychothérapeutique de toute pratique non scientifique. [...] La
preuve scientifique de l’efficacité d’un traitement est considérée comme acquise dans la mesure où cette efficacité a été mise en évidence dans le cadre de dispositifs expérimentaux [...] qui
exigent un groupe homogène de patients, lequel doit être comparé à un groupe contrôle sans traitement, avec placebo ou traitement alternatif, et être soumis à un processus thérapeutique standardisé
et contrôlé par un manuel [...]. L’application de la méthode expérimentale pour apporter la preuve scientifique de l’efficacité ne convient pas à certaines formes de psychothérapie où les critères
de changement, comme la nature du processus thérapeutique, ne se laissent pas objectiver aussi simplement, voire naïvement. Utiliser ces seuls critères pourrait conduire à ce que ces
psychothérapies, ne pouvant pas être l’objet de recherches dites scientifiques selon la méthode expérimentale, soient ipso facto exclues de la liste des traitements reconnus" (Être psychothérapeute
demain : http://www.cairn.info/revue-psychotherapies-2003-4-page-233.htm)
PLACEBO : « Les soldats blessés vainqueurs guérissent plus vite que les vaincus »
avait observé le chirurgien des armées, Ambroise Paré au XVIème siècle.
Décrié par certains mais qui ont la plupart du temps en commun de solides dogmes matérialistes et scientifiques, efficacement intégré par d'autres dans leurs soins, l'effet placebo est de plus en
plus reconnu comme facteur incontournable dans l'efficacité des approches de santé. Cet article tente de faire le tri entre le vrai et le faux... (« Placebo : un allié pour guérir ? » :
http://www.retrouversonnord.be/Psychobiologie.htm#Placebo).

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