Présentation

Ouvrages

couvert mnc

Les ouvrages de l'auteur

Pour rire un peu!

Au Portugal l'homéopathie a trouvé sa vraie place:
meopatia.jpg

dans le même sac que l'astrologie.

Recherche

Syndication

  • Flux RSS des articles

Visiteurs

il y a actuellement 6  personne(s) sur ce site

PageRank Actuel

Vendredi 10 septembre 2010 5 10 /09 /Sep /2010 18:56
mnc

A l’occasion de la publication de mon livre,  Les pseudo-médecines – un serment d’hypocrites, j’ai pu constater, lors d'échanges avec les lecteurs ou lors de mes interventions publiques, que les arguments objectifs ne pouvaient convaincre ceux qui croient fermement aux médecines non conventionnelles. Les arguments selon lesquels l'homéopathie se veut une médecine sans molécules, que les méridiens d'acupuncture n'ont jamais pu être mis en évidence ou que la psychanalyse repose sur des mensonges, sont utiles à ceux qui doutent, mais ils ne feront jamais changer d'avis les vrais croyants. On croit aux médecines non conventionnelles comme on croit en Dieu, en la réincarnation ou en l'existence des extraterrestres. D'autant que la science ne peut jamais faire la preuve de l'inexistence d'un phénomène. On ne peut donc pas dire que les médecines non conventionnelles sont sans action, on peut juste affirmer qu'elles n'ont jamais fait la preuve de leur efficacité.

C'est pourquoi il m'a semblé souhaitable, les éléments objectifs étant fournis, de réfléchir et de faire réfléchir sur les raisons qui expliquent l'adhésion sincère de nombreux patients et praticiens en des médecines irrationnelles.

Il ne s'agit pas de mépriser ou de culpabiliser ceux qui adhèrent à ces pratiques. Chacun est libre de ses choix et je ne vois aucun inconvénient à ce que l'on absorbe des granules, qu'on se fasse réactiver les chakras chez un maître Reiki ou qu'on invoque la pleine lune aux côtés d'un chaman. A condition que ceci soit fait en connaissance de cause et dans le cadre d'un choix individuel lucide, sans intervention financière de la collectivité.

Jean Brissonnet


Table des matières

Préambule

Introduction

La situation française

- Les différentes pratiques médicales

- Les autorités médicales

Faux et usage de faux

- Le sophisme « post hoc »

- Le sophisme corrélation-causalité

- Le sophisme du faisceau de preuves

- La dissonance cognitive

- La mémorisation sélective

- La puissance du jargon

- L’effet de chapelle

L’argument d’autorité

- Puissance de la soumission à l'autorité

- Les médecines non conventionnelles pratiquées par des médecins ou « reconnues » sont les plus répandues

- Le rêve des pseudo-médecines : entrer à l'hôpital

Dernières nouvelles du placebo

Le rejet de la médecine conventionnelle

- Le refus de la technicité

- La crainte des effets secondaires

- Les dysfonctionnements de la médecine conventionnelle

La médecine et les médecines



  Texte de la 4eme de couverture

Contrairement à une idée fort répandue, les praticiens et les utilisateurs des médecines non conventionnelles ne sont, le plus souvent, ni des charlatans, ni des sots. Ils sont sincèrement persuadés de la validité de ce qui s’avère pourtant n’être rien de plus qu’une croyance. Les arguments objectifs qu’on peut leur fournir ne parviennent pas à les convaincre, car ils ignorent, ou ont oublié, les fondements de la méthode scientifique.

Comme le font malheureusement de nombreux médias, ils se fient au témoignage et à l’argument d’autorité ; ils ne savent pas déjouer les pièges d’une information souvent partiale et se méfier de leurs propres erreurs de raisonnement.

Le but de cet ouvrage est de les aider dans cette tâche, de mieux leur faire comprendre la différence entre croire et savoir, sans pour autant les stigmatiser ni les mépriser.

Il y a toujours eu et il y aura toujours des guérisseurs, mais il importe que ceux-ci ne se présentent pas couverts du manteau honorable de l’Université.

Il y aura toujours des patients prêts à se tourner, soit par idéologie, soit par désespoir, vers des médecines non conventionnelles. Encore faut-il qu’ils le fassent en étant clairement informés du fait que ces pratiques n’ont jamais fait la preuve de leur efficacité.

Jean Brissonnet, agrégé de physique appliquée, collaborateur du laboratoire de Zététique de l’université de Nice-Sohia Antipolis, membre du Cercle Zététique du Languedoc Roussillon, ancien vice-président de l’Association française pour l’information scientifique (AFIS) et du comité de rédaction de la revue « Science et pseudo-sciences », est le créateur du site Internet www.pseudo-médecines.org. Il a publié en 2003 un ouvrage intitulé « Les pseudo-médecines, un serment d’hypocrites ».

Par Jean Brissonnet - Publié dans : Mes livres
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Retour à l'accueil

Commentaires

Je vous remercie pour votre réponse et surtout pour la courtoisie dont vous faites preuve ! (Ce qui est plutôt rare sur le Net quand on livre un avis divergeant).

Vous dites : « Si je conteste formellement votre assimilation du savoir à une croyance, il n'en reste pas moins que je partage une grande partie de vos positions. »
Je n’assimile pas un savoir à une croyance : j’ai voulu attirer l’attention sur le fait que la méthode scientifique fait état de croyances (contestables) lorsqu’elle prétend que sa méthode pour l’établissement de la preuve est sinon la seule valable (ce que prétendent d’ailleurs les Zététiciens) du moins la meilleure. Aucune preuve absolue de ce qui précède n’était établie, cela constitue donc bien un dogmatisme (basé sur des croyances donc arbitraires).


Vous écrivez : « J'entends alors guérisseurs dans le sens noble du terme : « celui qui fait tout pour guérir », et qui donc, en ce qui concerne les médecins, ajoute grâce à la relation interpersonnelle qui le lie au patient, un effet contextuel (placebo) qui est le complément indispensable de la médecine basée sur les preuves. » ce qui est tellement rare dans les approches conventionnelles ; Albert Schweitzer faisait déjà observer : « Le vrai médecin est le médecin intérieur.
La plupart des médecins [et certains thérapeutes non conventionnels] ignorent cette science
qui, pourtant, fonctionne si bien ».


Vous terminez par : « Je conteste par contre formellement que le médecin doive devenir un guérisseur au sens technique du terme, c'est-à-dire utiliser des méthodes irrationnelles. »
Un médecin conventionnel se doit en effet n’utiliser que des outils conformes aux « données actuelles et acquises de la science » ; pour le reste et en fonction des croyances et options du patient, il devrait savoir déléguer et en tous cas ne pas critiquer un patient (ce qui est très fréquent) quand il déclare faire appel à d’autres approches (non conventionnelles) et même si ces dernières ne sont pas « scientifiquement » fondées…
C’est un des aspects que je développe dans mon livre « Quand les thérapeutes dérapent » (www.derapeutes.eu) qui sort fin de ce mois d’avril 2011 et que je me ferai un plaisir de vous offrir (envoyez-moi alors une adresse postale pour le recevoir) et de recevoir votre avis (de sorte de pouvoir l’améliorer encore dans les éditions ulérieures).

Je trouve au contraire cet échange très fructueux, car il a déjà permis de se faire rencontrer des points de vue qui au départ pouvaient apparaître comme
Commentaire n°1 posté par Baudouin Labrique le 08/04/2011 à 14h09
Vu les nombreux dogmes qui infestent les médecines conventionnelles (ex. le dogme organiciste, un des fleurons du matérialisme et rationalisme scientifiques), je pense qu'on aurait pu écrire son pendant : "les médecines conventionnelles ou les raisons d'une croyance".

D'ailleurs, voici ce que relevait avec pertinence
Bertrand Russell in "The Basic Writings of Bertrand Russell", Routledge Publ., Londres, 1992, p. 241):

"[…] les dogmes matérialistes n’ont pas été édifiés par des gens qui aimaient les dogmes, mais par des gens qui pensaient que rien de moins net ne leur permettrait de combattre les dogmes qu’ils n’aimaient pas. Ils étaient dans la situation de gens qui lèvent des armées pour défendre la paix . [Nda : "si vis pacem para bellum", "si tu veux la paix prépare la guerre"]"
Commentaire n°2 posté par Baudouin Labrique le 07/04/2011 à 17h23

Si je conteste formellement votre assimilation du savoir à une croyance, il n'en reste pas moins que je partage une grande partie de vos positions.

Si vous voulez bien prendre le temps de lire mon article sur le placebo (colonne de gauche) vous constaterez que je pourrais facilement faire mienne la phrase : « je reproche aux médecins de ne pas être des guérisseurs ».

J'entends alors guérisseurs dans le sens noble du terme : « celui qui fait tout pour guérir », et qui donc, en ce qui concerne les médecins, ajoute grâce à la relation interpersonnelle qui le lie au patient, un effet contextuel (placebo) qui est le complément indispensable de la médecine basée sur les preuves.

Je conteste par contre formellement que le médecin doive devenir un guérisseur au sens technique du terme, c'est-à-dire utiliser des méthodes irrationnelles.

Je crois que nous ne nous convaincrons pas mutuellement. Je vous propose donc d'en rester là !

Réponse de Jean Brissonnet le 07/04/2011 à 21h04
Bonjour,
Je me permets de vous écrire car j'ai été réellement passionnée par la présentation de votre denier livre, par votre attitude qui, malgré un ton qu'un internaute juge "incisif", reste tolérante car faisant preuve d'une curiosité intellectuelle, fidèle à votre parcours.
J'édite en ce moment un site généraliste sur le bien-être, dans le souci de présenter les différentes techniques qui existent afin de soulager nos maux quotidiens, d'apporter des solutions possibles à un vivre-mieux, qui me semble philosophiquement indispensable en nos temps mouvementés. Je ne juge pas les praticiens et ceux qui adhèrent de façon inconditionnelle aux pratiques de bien-être (médecines chinoise, indienne, entre autres) car je pense que chacun peut se forger sa propre opinion en testant plusieurs techniques (yoga, tai chi, massages, cures thermales etc.) J'ai moi-même bien-sûr pratiqué certaines techniques (cures thermales pour des problèmes ORL, enfant, huiles essentielles, entre autres) et certaines me conviennent, d'autres pas. Le but de mon site est de lutter contre les effets de "croyance", de "charlatanisme", qui se répandent malheureusement un peu plus chaque jour. Mais je pars aussi du principe qu'il existe dans d'autres cultures des moyens de se sentir mieux, et qu'il serait dommage de s'y fermer. Seule une approche critique et "éclairée", fidèle à notre tradition intellectuelle française, peut nous prémunir contre les profiteurs d'un secteur en pleine expansion.
En bref, curiosité, connaissances approfondies de telles ou telles pratiques, avant même de les expérimenter, peut nous conduire sur le chemin du bien-être, qui ne doit pas être un terme galvaudé, mais finalement une valeur qui rétablit un peu plus d'"être" dans une société vouée à l'"avoir".
Je reste à votre disposition pour un échange sur ce thème, et chercherai avec grand plaisir votre livre en librairie.
Bien à vous
Commentaire n°3 posté par christelle le 10/01/2011 à 12h26
 
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés