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Les pseudo-médecines

Lutter contre la desinformation en matière de science et presenter la réalité des principales medecines non conventionnelles

Publié le par Jean Brissonnet
Publié dans : #Au fil du temps

Il y a vraiment des jours fastes ou l'actualité nous donne l'occasion de rire un peu.

Comme on le sait déjà depuis quelques jours l'étude de Gilles-Eric Séralini et coll.  sur les effets du maïs transgénique a été retirée de la revue dans lequel elle avait été publiée, ce qui efface ainsi de la littérature tous les résultats présentés.

Joli  camouflet!


Comme on pouvait s'y attendre, les auteurs de l'étude ont évidemment réagi et évoqué la théorie du complot en dénonçant « notamment l'influence des groupes de pression sur la question des OGM.

Dans une lettre qu'il a adressée aux auteurs de l'étude, le rédacteur en chef A. Wallace Hayes de la revue revue Food and chemical toxicology indique qu'il n'y a eu « ni fraude ni mauvaise interprétation des données ». Il indique juste que les auteurs de l'étude ont utilisé une variété de rats inadaptés et en trop petit nombre pour qu'on puisse en tirer des résultats valables.

Il apparaît donc que les « chercheurs » en question ont travaillé de manière satisfaisante… après avoir fait des choix qui leur permettaient d'obtenir les résultats qu'ils cherchaient.

 Le Dr Joël Spiroux de Vendômois, coauteur de l'étude, et Président du Committee for Research and Independent Information on Genetic Engineering (CRIIGEN), a d'ailleurs fait savoir que si jamais la revue persistait à retirer cette étude, ils engageraient un avocat pour demander réparation.

Chiche !


Il faut noter que la compétence scientifique du Docteur Joël Spiroux de Vendômois ne saurait être contestée lorsqu'on apprend qu'il est : médecin généraliste, diplômé en acupuncture, homéopathie, ostéopathie, écologie humaine et en médecine traditionnelle chinoise. Avec de telles références comment sa parole pourrait-elle être mise en doute.

Comme on le voit, ceux qui croient au délire des hautes dilutions et à la mémoire de l'eau osent tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît ! (En hommage à Michel Audiard)

Ref: http://www.medscape.fr/oncologie/articles/1599853/;jsessionid=AA3FF2F932FE7463B86F2AFA1833A055

 

 

 

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spanish rocket 10/02/2017 07:28

Nice post.Thank you for taking the time to publish this information very useful!

green smart living 09/07/2015 08:23

If any particular post that I enjoy reading, should be displayed to all. I just would like to say thanks for your great efforts and keep writing more.

Camille Delaforge 06/12/2013 10:15

Juste un conseil pratique; le site Medscape mentionné est réservé aux médecins, cependant un simple quidam peut le consulter en choisissant l'option en cache
http://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:YqNRpQueFd4J:www.medscape.fr/oncologie/articles/1599853/+&cd=1&hl=fr&ct=clnk&gl=fr

Jean Brissonnet 06/12/2013 10:45



Merci.


JB



Labrique Baudouin 03/12/2013 11:17

A cet article manichéen et d'un autre âge parce qu'il place et les oppose, d'un côté les médecines conventionnelles (les "bonnes") et de l'autre côté les médecines non conventionnelles (les
"mauvaises"),
voici un judicieux rappel e de bon sens :

"A Médecines Multiples,.. Devoir Médical Unique"
par la Commission d’Ethique de l’Ordre Départemental des Médecins
de Côte d’Or dans son bulletin de Janvier 2007


"La commission d’éthique de l’ordre Départemental a réouvert ce débat souvent passionnel pour mieux tracer les devoirs et les limites de chacun sous l’éclairage de la déontologie qui s’impose à
tous.

Il est avéré que des médecines différentes reçoivent de plus en plus d’échos favorables dans l’opinion et que l’institution ordinale se trouve dans une posi-tion inconfortable, entre le respect du
libre choix des patients et la mission de repérer les frontières de l’ésotérisme. L’ordre a le devoir prioritaire de garantir les patients contre les pratiques dangereuses, qu’elles soient le fait
de médecins ou de non médecins. C’est dire qu’il se doit d’être attentif à la conscience du soignant sans altérer la confiance du patient.

Pour exercer la médecine, le praticien s’appuie, et c’est bien normal, sur son savoir et sur ses convictions ; or, ces dernières sont respectables dès lors quelles recherchent le bénéfice du
patient. Il est de l’intérêt de tous de démasquer les contrevenants.

Qu’en est-il en pratique ? Nous recevons tous au départ une formation identique, qui est aussi une conformation.
La médecine conventionnelle est devenue une science basée sur des preuves, au terme d’analyses comparatives. C’est sa façon d’évoluer, c’est sa façon de s’améliorer, et cette approche rassure notre
culture occidentale.

Les autres médecines manquent de ces références quasi mathématiques, mais se trouvent confortées par des références affectives ou historiques et par l’expé-rience humaine. Nous connaissons tous des
malades nous ayant rapporté les succès de confrères pratiquant une médecine étrangère à nos pré requis. Rejeter a priori ce qui nous est étranger confine à la discrimination. Ce n’est pas
acceptable. Une attitude éthique consiste, soit à accéder à un savoir suffisant des préceptes régissant l’autre médecine, soit à adopter une politique tolérante vis à vis des principes que nous ne
connaissons pas. Dans les deux cas, il convient de ne pas déstabiliser le patient qui a ses propres repères et qui doit en tirer profit.

Ce devoir de tolérance est valable pour tous. L’indispensable foi dans ce que l’on fait ne doit pas conduire au sectarisme. Il faut rappeler que notre déonto-logie nous impose de faire appel à des
confrères lorsque nos moyens nous semblent insuffisants ou inadaptés.

L’entêtement, l’acharnement ne servent pas l’intérêt du malade ; nous ne sommes pas propriétaires de nos patients.
Comment, dans ces conditions, dépister les marchands d’illusion, les thaumatur-ges, les charlatans qui méritent notre réprobation ? Peut-être en nous connaissant mieux, en reconnaissant le soignant
plutôt que la pratique. Nos références, à défaut d’être techniques, doivent être humaines, c’est à dire morales. Nul n’a le monopole de l’honnêteté.

Le débat, pour ne pas être passionnel, se doit d’être raisonné et centré sur l’inté-rêt du malade. Son adhésion à une démarche thérapeutique, quelle qu’elle soit, ne doit pas le disqualifier. A
l’un des procès de Mességué, un avocat déclara "On reproche aux guérisseurs de ne pas être médecins, moi je reproche aux médecins de ne pas être guérisseurs ! ". C’est une réflexion que nous devons
méditer.

En conclusion, évitons le terme de médecine alternative. Cette épithète suggère une exclusivité tout à fait contraire à l’éthique comme au bon sens. La tolérance de l’autre a l’avantage de
l’envisager sous l’angle d’une complémentarité qui, loin de consacrer une rupture entre praticiens, loin d’imposer au malade une dissimulation de ses démarches alternes, permet de préserver un
contact utile et profitable à tous."

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