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Les pseudo-médecines

Lutter contre la desinformation en matière de science et presenter la réalité des principales medecines non conventionnelles

Publié le par Jean Brissonnet
Publié dans : #Au fil du temps

Ma boîte à lettres sur laquelle est clairement affiché que je refuse toute publicité m'a cependant livré, il y a quelques jours, un magazine évidemment gratuit, dont je dois sans doute être le destinataire du fait de mon état de retraité. Je suis donc le candidat rêvé pour cette mine d'or qui, parmi les maladies chroniques de ceux qui avancent en âge, est une pépite qui fait la fortune de bon nombre de membres du corps médical: l'arthrose.

Ce magazine intitulé « Pleine vie » annonçait à la une l'article phare de la publication : « arthrose (coût, genou), les médecines douces soulagent vraiment ! » Suivaient des sous-titres qui ne laissaient aucun doute sur les orientations de l'article : « douleurs naissantes ou chroniques, les solutions naturelles pour les oublier » et « Phyto, homéo, ostéo, thermalisme : les traitements efficaces ».

Le décor était planté.

Je feuilletais alors d'un œil serein cette publication m'attendant à y trouver les habituelles litanies et les affirmations gratuites des partisans des médecines non conventionnelles.

C'est alors que mon attention fut attirée par la colonne qui indiquait les noms et les titres des « experts » qui avaient été sollicités et parmi lesquels on pouvait trouver la professeure Martine Cohen-Solal, rhumatologue, directrice de l'unité Inserm 11-32, biologie de l'os et du cartilage, hôpital Lariboisière à Paris.

Hélas, il me fallut vite déchanter, car dans la même colonne avec le même formatage se trouvait le docteur Didier Feltesse médecin ostéopathe, le docteur Éric Lorrain ostéopathe phytothérapeute, le docteur Jean-Louis Masson homéopathe et Vincent Renard chiropracteur, porte-parole de l'association française de chiropraxie.

La lecture de l'article me fit comprendre comment il était possible de manipuler une authentique scientifique pour la faire cautionner, involontairement j'espère, les affabulations de ces croyants.

Mise à part une rapide introduction destinée à définir la maladie et un encadré qui indique les nouvelles pistes thérapeutiques, la professeure Cohen-Solal n'avait nulle part la possibilité de donner sa caution explicite aux médecines non complémentaires (dites douces) ici encensées.

Le cœur de l'article ne donnait la parole qu'aux autres « experts ». Le docteur Feltesse enfonçait une porte ouverte en rappelant que le cou est « une zone très mobile et fragile, car peu protégée », quant au docteur Lorrain lui aussi ostéopathe, il précisait que « le diagnostic ne peut être posé qu'après la radiographie ». C'est ce qui s'appelle donner un coup de pied de l'âne à tous les ostéopathes non médecins, qui eux ne peuvent pas prescrire de radiographie. Malin non ! Le phytothérapeute proposait une formule-choc composée d'« extraits fluides de plantes fraîches standardisées préparées en pharmacie », quant à l'homéopathe il nous conseillait sans honte 5 granules de radium bromatum 9 CH, une à trois fois par jour. Le thermalisme n'était pas lui non plus oublié puisqu'on y affirmait en grosses lettres son « efficacité prouvée dans la gonarthrose » et que les eaux soufrées étaient fort bénéfiques. La preuve de tout cela nous était apportée en nous priant de nous référer au site des thermes de Cauterets ou de la station thermale de Jonzac. Nul doute que l'on puisse trouver sur ces sites des références de grandes qualités publiées dans les journaux internationaux à comité de lecture et totalement indépendantes de tout intérêt économique.

Tout cela ne prêterait évidemment qu'à rire si une authentique scientifique n'était mélangée à cette soupe indigeste. Je me suis donc fait un devoir de prévenir la professeure Cohen-Solal du rang auquel elle avait été ravalée.

Je lui ai donc fait parvenir un courriel.

Après m'être présenté, j'ai écrit : « Si je vous contacte aujourd'hui, c'est que je viens de recevoir gratuitement une revue intitulée « Première vie, le magazine des couleurs du temps ». Vous trouverez en pièces jointes les pages 6 et 7 de cette revue dans laquelle vous êtes citée.

Dans ce dossier sur l'arthrose du cou et du genou suivi en gros caractères par : « les médecines douces qui vous soulagent » vous êtes citée en tant qu'experte au côté d'un médecin ostéopathe, d'un ostéopathe phytothérapeute, d'un homéopathe et d'un chiropracteur.

La lecture du dossier ne vous évoque clairement que dans son introduction dans laquelle vous êtes cités de manière irréprochable et dans un encadré intitulé « les nouvelles pistes thérapeutiques » où l'on parle de votre projet de l'équipe l'unité Inserm 11-32 de l'hôpital Lariboisière et dont le contenu est parfaitement conforme à ce que l'on attend de la médecine basée sur les preuves.

Ce qui m'amène à vous, c'est que le reste du dossier est une véritable propagande pour les médecines non conventionnelles avec comme seule référence « la chaîne thermale du soleil », « les thermes de Cauteret » et les affirmations purement gratuites et non référencées de ceux qui sont cités avec vous, à égalité, comme experts.

Ce qui me choque dans ce dossier ce n'est pas la propagande qui est faite pour ces pseudo médecines. Ce journal n'est malheureusement pas le seul à se livrer à ce genre de démagogie. Par contre, le contexte et la rédaction du dossier sont faits de telle manière que le lecteur moyen considérera que vous avez validé l'ensemble de ce dossier. Une fois de plus, ces médecines non prouvées font appel à l'argument d'autorité d'un authentique expert scientifique. Vous !

Ma question est la suivante : «Étiez-vous au courant de la manière dont était rédigé ce dossier, étiez-vous d'accord pour servir de caution scientifique à cet ensemble d'affabulations ? »

Je l'avertissais avec franchise que sa réponse (ou son absence de réponse) serait utilisée dans un article à publier. Je terminais en disant que j'espérais que sa bonne foi avait été surprise.

Sa réponse fut aussi rapide que laconique. En me remerciant de lui avoir fait parvenir cet article, elle écrivait simplement :
« Je n'avais pas vu la maquette finale de cet article. Néanmoins, la petite phrase d'introduction et la partie recherche sont vraies. Le reste ne relève pas de mes dires, et n'est pas signalé comme tel. »

On pourrait s'étonner du peu de réactions de cette scientifique. On aurait pu penser qu'elle aurait sauté sur le char de Ben Hur et aurait fouetté ses chevaux pour monter à l'assaut de ceux qui l'avaient prise par surprise et lui avaient fait cautionner implicitement des médecines dont elle ne peut ignorer l'inefficacité. On aurait tort !

Nous ne supputerons pas ici de son avis personnel, mais il est évident qu'elle ne pouvait pas faire connaître un avis négatif qui serait revenu à discréditer les trois autres médecins présents dans article, sous peine de s'attirer les foudres du Conseil de l'ordre des médecins. Faut-il rappeler que le professeur Marcel Francis Khan malgré sa notoriété a reçu un blâme du conseil de l'ordre pour « manque de confraternité », car, sur les antennes de France Inter, il avait traité les homéopathes de charlatans.

Disons-le encore ici clairement . Les médecins conformément à l'article 39 de leur code de déontologie (que le Conseil de l'ordre en question laisse violer délibérément) n'ont pas le droit de proposer à leurs patients «des traitements ou des médicaments inefficaces ou insuffisamment insuffisamment éprouvés ».

Les médecines non conventionnelles au droit de cité, car chacun a droit de choisir la manière dont il désire se soigner a ses risques et périls, mais il doit pouvoir le faire en connaissance de cause sans être trompé par des médecins qui prostituent leurs diplômes par intérêt personnel et d'un Conseil de l'ordre qui se fait leur complice.

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Publié le par Jean Brissonnet
Publié dans : #Au fil du temps

Cet article figure aussi sur mon blog Médiapart

http://blogs.mediapart.fr/blog/jeanduberry/160814/le-telephone-sonne-faux

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Prévenu par un ami du passage à l'antenne, le vendredi 15 aout, d'une émission de France Inter faite « pour moi » et ayant pour titre : « Se soigner autrement » dans le cadre de l'émission « Le téléphone sonne », j'ai fait parvenir au réalisateur un courriel où j'écrivais :

« Je connais particulièrement bien le thème de ce soir. J'ai créé un site et j'ai écrit trois ouvrages sur ce sujet. Voir ici.

http://www.pseudo-medecines.org/

Je voudrais donc vous préciser certaines choses :

1) il n'y a pas de médecine non conventionnelle, douce, traditionnelle, etc. Nous sommes XXIe siècle. Il y a La médecine qui est « basée sur les preuves » (EBM) et toutes les autres disciplines qui se sont emparées du créneau tenu autrefois par le chaman, le sorcier ou le curé, mais n'ont jamais fait la preuve de leur efficacité. Or, il faut que ce soit clair, la charge de la preuve appartient à ceux qui affirment et celle-ci ne peut être acquise par le simple sophisme « post hoc ergo procter hoc ».

2) l'engouement pour les médecines non conventionnelles (qu'on devrait appeler non prouvées) résulte de la pratique contestable d'un certain nombre de membres du corps médical. De cela je pense que vous parlerez abondamment (scandales, relations avec les laboratoires, etc.) et c'est l'objet de mon troisième livre : « la médecine postmoderne prend le pouvoir ».

3) les citoyens ont parfaitement le droit de choisir la manière dont ils veulent soigner leur «bobologie». Lorsqu'ils sont atteints de maladies graves, ils se tourneront de toute façon vers la médecine basée sur les preuves.

Ce qui est totalement inadmissible, c'est que des médecins pratiquent (avec la complicité du conseil de l'ordre et l'agrément des mutuelles ) ces médecines non prouvées alors que l'article 39 de leur code de déontologie le leur interdit.

En clair :

- A la médecine ayant fait ses preuves l'exercice par les médecins et le remboursement de la collectivité (qu'elle soit sécurité sociale ou mutuelle).

- Liberté pour les citoyens de choisir des techniques sans efficacité et généralement sans danger à condition qu'ils en assurent la charge.

Ainsi : « à chacun son métier… » et nos finances seront bien gardées. »

 

Je fus appelé une demi-heure environ avant l'émission pour me proposer d'y intervenir. Il me fut bien précisé que le seul point qui les intéressaient était le premier, pas question d'évoquer le reste.

Je fus ensuite confié aux techniciens afin qu'ils assurent une connexion satisfaisante. Pour les raisons que chacun connaît, pas question d'écouter l'émission sur la radio ni sur le Web. Le problème est que les techniciens en question furent incapables de m'assurer un « retour » satisfaisant. Je ne percevais l'émission, de manière à peine audible, qu'en collant le combiné à mon oreille et en me bouchant l'autre.

Les intervenants étaient : « Le président du registre des ostéopathes de France, le vice-président du l'union française des praticiens de médecine traditionnelle chinoise, un producteur cueilleur (non, pas un chasseur-cueilleur! Voyons!) de plantes médicinales, herboriste et botaniste de terrain depuis plus de 25 ans, un rebouteux praticiens en Chi Tao Ming et un avocat ». Aucun contradicteur, aucun médecin, aucun scientifique. Tout était réuni pour une émission d'une grande objectivité.

Gilles Halais introduisit le sujet en disant que le praticien de médecine non conventionnelle est celui « qui a pris le relais quand le médecin disait: je ne peux rien pour vous ouvre » et après avoir bien précisé que « l'émission avaient été préparée par Virginie Le Duault diplômée en herboristerie ». Il crut bon de préciser pensant faire de l'humour que cela prouvait bien «qu'on n'embauche pas n'importe qui à France Inter ». Défense de rire ! Il s'avérera d'ailleurs par la suite que cette personne n'est pas diplômée en herboristerie puisque ce diplôme n'existe pas et qu'elle a simplement un « certificat d'herboristerie » dont je suis encore à me demander ce que cela peut être.

Le décor était planté pour une émission objective et équilibrée !

C'était comme si le regretté Alain Bédoué avait présenté un « téléphone sonne » sur une mesure gouvernementale en invitant exclusivement des ministres ou des responsables du parti majoritaire.

Enfin!

J'ai entendu avec beaucoup de difficultés l'intervention du premier témoin, juriste, sur le propos duquel il n'y a rien à redire .

Les intervenants firent ensuite assaut pour présenter leur discipline comme étant la plus ancienne, donc la plus valable.

Puis le réalisateur m'appela à l'antenne (Jean de Nîmes).

Je commençais à m'élever contre les propos que je venais d'entendre en disant : « ce qui m'intéresse dans ce qui vient d'être dit, c'est le fait qu'on présente un certain nombre de médecines comme étant très anciennes et parce qu'elles sont très anciennes cela constituerait une preuve . Ce n'est absolument pas une preuve: la médecine du temps de Molière est très ancienne et elle n'est absolument plus pratiquée ».

Puis je formulais les propos qu'on attendait de moi : « Il n'y a pas 36 médecines il y a une seule médecine c'est La "médecine basée sur les preuves" qui s'appuie sur des publications, des preuves très difficiles à obtenir ». Je me préparais à indiquer que les médecines non conventionnelles ne répondaient pas à ces critères, mais c'est alors que je perçus dans le combiné le bip bip bip caractéristique d'une ligne coupée.

Je ne ferai pas au réalisateur le procès d'avoir voulu arrêter net mes propos iconoclastes, car il n'est pas exclu qu'à force d'appuyer le combiné sur mon oreille j'aie malgré moi déclenché une touche comme le prétendit alors l'animateur. Pour autant, on ne me rappela pas !!!

Je ne pus donc pas rester en ligne ni demander à intervenir à nouveau et c'est pourquoi après avoir écouté l'émission en podcast, je vais vous fournir ici l'énoncé de quelques contrevérités qui furent formulées à partir de cet instant et des réponses que j'aurais pu (ou du) y apporter.

Gilles Halais répondit d'abord à mon affirmation sur la preuve par l'objection habituelle (je cite): « La difficulté est que les laboratoires pharmaceutiques vont pouvoir investir des dizaines de millions d'euros pour prouver l'efficacité d'un médicament. Pour une médecine parallèle ou complémentaire la difficulté c'est de prouver son efficacité parce qu'elle place l'individualité du patient au cœur de sa démarche ».

Disons d'abord que « placer l'individualité du patient au cœur de sa démarche » est une phrase passe-partout qui ne signifie rigoureusement rien. Tous les médecins placent le patient au cœur de leur démarche, mais tous ne savent pas établir avec celui-ci une relation qui soit favorable à la guérison. C'est vrai pour les médecins, c'est vrai aussi pour ceux qui pratiquent des médecines fantaisistes.

Je dois par contre répondre longuement à l'objection selon laquelle les médecines non conventionnelles n'ont pas été assez étudiées pour des questions financières et que c'est pour cela qu'elles n'ont pas pu apporter des preuves de leur efficacité.

Voici ce que j'ai dit à ce sujet, lors d'une communication présentée le vendredi 15 novembre 2013 lors du séminaire annuel des commissions de travail en éthique médicale sur le thème: « mensonges et vérité, éthique et pratique de soins ». Espace étique européen UMR 72 68 – APE S

Le fait que les médecines non conventionnelles n'aient pas été assez étudiées est une objection qui justifie toutes les dérives et permet en particulier l'introduction des médecines non conventionnelles dans les milieux hospitaliers. Il importe donc de se pencher sérieusement sur cette affirmation.

Nous ne parlerons pas ici de l'homéopathie dont les bases sont une insulte à la science et dont les multiples études (biaisées ou sans résultat) ont été résumées dans une méta-analyse publiée en 2005 par le journal The Lancet. À cette occasion la rédaction pouvait écrire : « Désormais, les médecins doivent faire preuve d’audace et être honnêtes avec leurs patients sur le manque d’effets de l’homéopathie... ».

Plaçons-nous donc sur l'ensemble des médecines non conventionnelles :

  • La « Collaboration Cochrane », organisation anglaise qui rassemble tout ce qui a été publié sur des sujets scientifiques, a répertorié 598 études portant sur les médecines complémentaires. Aucune de ces études ne présente un résultat positif.
  • Un rapport, intitulé « Alternative thérapy », a été réalisé par la "British médical association" à la demande du prince Charles grand partisan de ces médecines. Le professeur Capron, lors de son audition auprès de la commission du Sénat, a parfaitement résumé le résultat de ce travail : « le rapport est d'une sévérité extrême. Il est parfaitement rédigé et ne laisse place qu'à quelques rares ilots au milieu d'un champ de ruines ».
  • L'élément le plus important est certainement la présence aux États-Unis d'un « Centre national pour la médecine complémentaire et alternative » (NCCAM) au sein du « National institut of heath ». Cet institut, qui a dépensé en 10 ans environ 2,5 milliards de dollars, n'a pas obtenu le moindre résultat positif. Au point que sont nombreuses les voix qui s'élèvent pour sa suppression. Ainsi un article s'intitulait : « Lorsque 2,5 milliards de dollars ne peuvent pas acheter les résultats que vous souhaitez… », et un autre proposait avec humour de « placer le centre sur orbite. C'est la seule manière d'être sûr d'en être débarrassé ». D'ailleurs, Joséphine Brings la propre directrice du NCCAM a écrit sur son blog une mise en garde ou elle déclare : « pour dire les choses clairement, il n'y a pas de preuve »

En résumé, il faut tordre le cou à cette contrevérité et savoir que les médecines non conventionnelles ont été largement étudiées, mais qu'aucune preuve certaine de leur efficacité n'a pu être mise en évidence.

Il est bien évident que ce type de réponse n'était pas du tout attendu dans le cadre de l'émission telle quelle avait été conçue.

L'émission se poursuivit alors et je dois dire honnêtement que les invités firent preuve d'une grande modestie et d'une relative objectivité.

Chacun s'efforça de vendre sa marchandise (ils étaient là pour cela!) et certains montrèrent même de l'embarras à se justifier en certaines occasions.

On eut droit au bla-bla-bla habituel sur les énergies (lesquelles?), l'individualisation , la médecine qui a des recettes standardisées alors que les médecines non conventionnelles se concentrent sur la personne (encore heureux ! ). On fit voltiger des mots chinois et l'on invoqua le Qi et le Chi. On fit appel aux arts martiaux et on insista sur le sérieux des formations.

Suite à l'interpellation d'une patiente qui affirmait par courriel qu' elle connaissait quelqu'un qui pratiquait « les médecines holistiques après deux mois de stage », on glissa subrepticement par un habile détournement d'attention sur l'importance de la déontologie,

Par contre,il fut regretté, et je partage totalement cette opinion que le diplôme d'herboristerie ait été supprimé. L'existence d'une herboristerie locale (j'ai bien dit locale) donnerait sans nul doute satisfaction à ceux qui recherchent une médecine familiale ce qui éviterait bien souvent le recourt à un médecin souvent tenté de prescrire plus vite que son ombre. L'homéopathie a remplacé l'herboristerie par un manque d'information des citoyens qui seraient sans nul doute furieux s'ils savaient ce que représente vraiment une dilution de 30 CH. Les tisanes de queue de cerise ou de menthe poivrée n'ont jamais fait de mal à personne. Elles satisfont le besoin de naturel qui se manifeste actuellement dans la population et elles contiennent, elles, des produits en dose pondérale. Les pharmaciens qui ont fait pression sur le pouvoir de l'époque pour mettre la main sur l'herboristerie devraient faire aujourd'hui amende honorable. De vraies plantes modestement vendues pour quelques euros dans un brave sachet sans prétention seraient préférables à des gélules hors de prix vendues en pharmacie.

Suite à la question d'une auditrice, on s'interrogea sur ce qui motive les mutuelles à rembourser les pratiques de médecines complémentaires. Le juriste répondit, fort à propos, que c'est leur intérêt, car elles ont abaissé les seuils de remboursement des médecines conventionnelles et augmentées ceux des médecines douces. L'animateur ne crut pas bon de s'élever vivement contre cette hérésie ni de préciser que les mutuelles ne sont le plus souvent que des entreprises commerciales dont le but est de « piquer » les clients de la voisine. Le remboursement des médecines non conventionnelles est dans ce but un simple argument commercial.

Un auditeur cru bon d'insister sur le fait que ces médecines ne sont pas sans effets secondaires et il cita à ce propos l'utilisation des huiles essentielles. Aucune réponse ne lui fut clairement fournie et l'on glissa vers la garantie d'expérience et de compétences que fournissaient certaines organisations qui garantissent le « sérieux de leur formation » tout en précisant bien qu'elles ne « mesurent pas la compétence ».

Lorsqu'il fut demandé comment ces praticiens pouvaient assurer aux patients l'efficacité de leurs pratiques, le praticien des énergies, ancien éducateur spécialisé, sophrologue et énergéticien avoua honnêtement qu'il devait se contenter du « retour des personnes » . Il est probable que ce brave homme ignore tout du « sophisme post hoc » et de « la dissonance cognitive ». Si j'avais son adresse, je lui ferais parvenir gracieusement mon second livre « les médecines non conventionnelles ou les raisons d'une croyance » qui lui apprendrait sans doute pas mal de choses.

Gilles Halais visiblement imbibé de psychanalyse tenta une approche lacanienne : « est-ce que ces médecines douces établissent un lien entre la vie du patient et les événements de sa vie, finalement les mots M.A.U.X prennent leur sens ». Il se fit sévèrement tacler par l'ostéopathe qui lui répondit : « ce n'est pas trop le sujet en ostéopathie ». Et notre animateur de rengainer ses jeux de mots.

L'émission se termina sur le témoignage d'une auditrice, avec laquelle je compatis pleinement et qui nous indiqua que « depuis 40 ans » elle avait (je cite) « opté pour l'ostéopathie : je suis allé consulter une homéopathe naturopathie dont le mari est ostéopathe et pratiquant de médecine chinoise ». Là c'était vraiment la totale ! On comprend comment ce copinage des différents praticiens peut accroître le développement de ces supposées médecines. Hélas pour elle, cette brave dame nous indiqua que malgré cela elle n'était pas vraiment tirée d'affaire, mais elle crut bon d'ajouter le témoignage de son chat, dont elle se fit la porte-parole, à qui elle avait fait prendre « le même circuit » et qui allait très bien « grâce à cela ». Je tiens à la rassurer : le chat de mon voisin n'a pas recours aux médecines non conventionnelles et malgré cela, lui aussi va très bien.

 

Le pire dans tout cela c'est que les intervenants qui avaient quelque chose à gagner se sont montrés plutôt honnêtes, plus mesurés et finalement plus honorables que l'organisateur d'une émission du service public délibérément biaisée. Service public dont le but, me semble-t-il, devrait être de fournir aux citoyens une information rigoureuse et non de le soumettre à une honteuse désinformation.

Je viens de constater avec plaisir que de nombreuses réactions publiées sur le site de l'émission vont dans le même sens.

En avril 2013 le site énergies-crise.fr publiait un article intitulé « l'honneur perdu de Gilles Halais » ou il stigmatisait l'arrogance et le manque de professionnalisme de cinq journalismes de France info (dont l'intéressé). Je n'irai pas jusque-là. Le responsable de cette émission a simplement fait preuve, comme je viens de vous le prouver, d'incompétence en matière de science, de manque d'impartialité et de démagogie.

La routine quoi !

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Publié le par Jean Brissonnet
Publié dans : #Au fil du temps

Cet aphorisme politique attribué pour la première fois à Henri Queuille a été publiquement repris depuis par Charles Pasqua et Jacques Chirac.

Il aurait pu l'être par François Mitterrand (proposition 85 : le conseil de l'ordre des médecins sera supprimé ) et pourrait l'être aujourd'hui par l'actuel président de la République François Hollande (engagement 21 sur la fin de vie).

Les hommes politiques se suivent et se ressemblent…

Les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent

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Publié le par Jean Brissonnet
Publié dans : #Au fil du temps

Lorsque j'ai commencé à m'intéresser aux problèmes des médecines non conventionnelles, il y a fort longtemps (20 ou 25 ans, je préfère ne pas mesurer avec exactitude), il fallait ferrailler ferme avec les partisans des médecines qui alors se drapaient du terme de : « douce , complémentaires, etc., etc. »

Il fallait expliquer les habituels sophismes (post hoc, corrélation causalité…) et faire œuvre pédagogique. Ce que je fis de mon mieux dans un livre intitulé : «Les médecines non conventionnelles ou les raisons d'une croyance».

Puis, le temps passant, la constatation, à peu près unanime, que toutes les études présentées comme favorables à ces médecines et tout particulièrement à l'homéopathie sont, soit biaisées, soit méthodologiquement lamentables et qu'elles pousseraient le moindre thésard à se couvrir la tête de cendres, le ton a changé.

Il n'y a plus guère que ceux qui en profitent pour défendre l'homéopathie.

Le coup de grâce (c'est ce que je croyais) a été asséné lorsque le plus grand journal médical international à comité de lecture The Lancet a publié une méta-analyse à propos de laquelle la rédaction du journal pouvait écrire :

«L’heure n’est probablement plus à des études ponctuelles, des rapports biaisés ou à la poursuite de recherches pour perpétuer le débat entre homéopathie et allopathie. Désormais, les médecins doivent faire preuve d’audace et être honnêtes avec leurs patients sur le manque d’effets de l’homéopathie, ainsi qu’avec eux-mêmes sur les échecs de la médecine moderne, pour répondre à l’attente des malades en matière de soins personnalisés. »

Dans ma grande naïveté, je pensais que le débat était clos.

D'ailleurs même dans ses plus récentes dérives, l'Académie de Médecine n'ose plus prononcer le mot "homéopathie" de peur de se couvrir complètement de ridicule (il faut dire qu'ils ont déjà pour ce faire la présence du professeur Montagnier).

Et pourtant! Différents pays dépensent encore de l'argent pour prouver ou infirmer des évidences.

The Australian National Heath and Medical Research Council (NHMRC) est : (je cite) « le principal organe d'experts de l'Australie pour promouvoir le développement et le maintien des normes de santé publique et individuelle ». Il s'appuie « sur les ressources de toutes les composantes du système de santé, y compris les gouvernements, les médecins, les infirmières et les professionnels paramédicaux, chercheurs, enseignement et recherche, les gestionnaires de programmes publics et privés, les administrateurs des services des organismes de santé communautaire, les chercheurs et les consommateurs de santé sociale ». On s'étonne que les « techniciens de surface » de cet organisme n'aient pas été explicitement cités…

Le NHMRC ne fait pas de recherche primaire, il se contente d'examiner les études existantes et, il faut bien l'avouer, avec un niveau de très grande qualité et de très grandes exigences.

Eh bien, croyez-le ou non le NHMRC a entrepris une étude publiée le 2 juin 2014 pour répondre à la question : « l'homéopathie est-elle un traitement efficace si on la compare à l'absence d'homéopathie ou à d'autres traitements ».

Nous aurions pu bien évidemment lui fournir la réponse, mais il faut croire que certains pays disposent de crédits inemployés qu'il faut liquider derechef, à l'instar des militaires qui font voler les avions pour dépenser l'essence qu'ils ont en trop

Pour prévenir toute contestation, ils se sont assuré (pour valider la méthodologie de l'étude) la participation de quelques sommités qui, de notoriété publique, font preuve d'une très grande largeur d'esprit vis-à-vis des médecines non conventionnelles. Mieux vaut prévenir que guérir !

Le NHMRC s'est efforcé de tout passer en revue. Plus de 68 conditions dans lequel les produits homéopathiques sont commercialisés (asthme, grippe…) ont été étudiées. Il n'y manque que les soins à donner aux victimes de la chute d'un satellite ou à ceux qui ont fait une tentative de suicide en se jetant sous un TGV !

Nous apprenons sans étonnement que la conclusion qui est sortie de ce travail est que les études homéopathiques ne sont pas de bonne qualité, conçues avec insuffisamment de participants et que l'homéopathie n'a pas causé d'amélioration supérieure à celle d'une substance sans effet (placebo) ou à celle d'un autre traitement.

En bon sceptique, on se dit évidemment que ce genre de rapport, comme tous ceux qui l'ont précédé, n'aura aucun impact sur l'utilisation des traitements « bidon ».

Peut-être a-t-on tort, car on apprend dans un rapport effectué par la Chambre des communes au Royaume-Uni qu'un hôpital homéopathique sur les quatre existants vient de fermer ses portes et que les dépenses de produits homéopathiques sont en déclin.

Et la France ? Parmi tous les pays du monde, devrons-nous chanter, parodiant Edie Mitchell, « et s'il n'en reste qu'un [pays croyant à l'homéopathie] serons-nous celui-là ?»

* http://consultations.nhmrc.gov.au/public_consultations/homeopathy_health

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Publié le par Jean Brissonnet

Chaque fois que passe sous mes yeux ma facture d'électricité, je digère mal.

Et pourtant je suis un citoyen responsable et aucune facture dûment justifiée ne m'a jamais donné d'aigreur d'estomac.

La particularité de ma facture d'électricité, c'est que je ne peux pas oublier qu'elle comporte une part non négligeable destinée à financer un soi-disant « avenir énergétique vert . Et à courir après des moulins à vent.

Alors que les États-Unis, après 10 ans d'essais, ont pris conscience que l'énergie éolienne n'est valable que si elle est subventionnée par les gouvernements et qu'ils ont en conséquence stoppé plus de 14 000 éoliennes qui rouillent en silence dans les immenses « Wind Farms » abandonnées, alors qu'au Canada plusieurs centaines d'éoliennes aussi sont promises à la ferraille, la France continue à croire à ce qui n'est en réalité qu'un gigantesque gouffre financier sans avenir.

Depuis l'arrivée de Manuel Valls comme premier ministre les choses semblent un peu se calmer. Plus question d'arrêter de suite les centrales nucléaires, plus question de vouer définitivement aux gémonies les gaz de schiste. Bien sûr, le gouvernement doit ménager ses alliés, mais il semble que le vent commence à tourner. Il est donc peut-être temps de pousser à l'arrière du chariot pour le faire avancer plus vite et c'est pourquoi je vous propose un texte d'une rare rigueur qui circule actuellement sur Internet et qu'il ne faut pas manquer de relayer par tous les moyens.

Il s'agit d'une lettre de lecteur adressé au Canard enchaîné. Celui-ci l'a-t-il publié ? La publiera-t-il ? Chiche !

(je publie ce texte sans avoir demandé l'aval de son auteur. Je suis certain qu'il ne m'en tiendra pas rigueur !)

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Mon cher Canard,

Bien qu'étant un très ancien lecteur (depuis 40 ans), c'est la première fois que je prends la plume ( pardon .... le clavier !) pour t'écrire.

En effet, je t'ai été très fidèle pendant une vingtaine d'années. J'ai même une collection de tes exemplaires reliés en 8 volumes bisannuels magnifiques .. Mais lorsque je me suis aperçu que tu me trompais, ma fidélité s'est un peu émoussée et j'ai cessé de te lire toutes les semaines...

Qui suis-je ? Un retraité, Ingénieur de formation, qui a traîné ses guêtres pendant 25 ans dans les centrales nucléaires françaises. J'ai été successivement Ingénieur, Chef de Service, Directeur Adjoint de Centrale, Directeur de centre de formation nucléaire, Inspecteur de Sûreté Nucléaire...

Sache que je ne tire aucune gloire de ces fonctions... mais si j'éprouve le besoin de les énumérer, c'est pour te dire que je connais plutôt bien mon Nucléaire !... Le fait d'avoir traîné pendant des années mes souliers et mes combinaisons parmi les tuyaux, les pompes et les réservoirs, d'avoir côtoyé quotidiennement les travailleurs de cette industrie, me donne, en tous cas je le crois, une certaine légitimité pour parler du sujet.

Sûrement plus que certains "scientifiques notoires", tels Monique SENE, dont je connais les travaux systématiquement à charge contre le Nucléaire depuis 25 ans, et qui travaillent principalement au fond de leur bureau, échafaudant des hypothèses et des conclusions pas toujours prouvées...mais toujours empreintes d'une certaine mauvaise foi .

Ce préambule étant fait, tu dois comprendre pourquoi je me suis senti trompé par toi, de par tes positions systématiquement anti nucléaires où j'ai senti beaucoup plus d'idéologie que de rationalité! Or, tu m'avais habitué à l'objectivité et à la rationalité.

Je vais m'appuyer sur ton article de ce jour qui traite des déchets nucléaires, non pas en énumérant des hypothèses ou des suppositions comme d'autres le font, mais en m'appuyant sur des faits réels et avérés. Les chiffres que je cite sont des chiffres tirés des rapports EDF, AREVA, de la CRE (Commission de Régulation de l'Energie) et de la Cour des Comptes. Il ne me reste qu'à faire quelques multiplications et divisions simples qu' Alzheimer ne m'empêche pas encore de faire...

Dernière précision : je ne suis guidé par AUCUN intérêt personnel ... Seul l'intérêt que j'ai pour la vérité me guide !

COUTS DU NUCLEAIRE

Dans son rapport 2012, la Cour des Comptes avait chiffré à 258 Milliards le coût total du Nucléaire( hors déchets et démantèlement ) depuis l'origine jusqu'en 2010...Hors, jusqu'en 2010, le Nucléaire avait produit en France environ 14 000 Milliards de KWH.....Ce qui met le KWH à : 258/ 14000 = 0,0185 Euros /KWH ( 18,5 Euros par MWH )

Même en doublant ce chiffre ( 258 Milliards pour les déchets et le démantèlement ce qui est considérable) on arrive à 37 Euros par MWH ! Ce qui est loin des 75 ou 90 Euros que je lis dans ton article de ce jour !

Il est question de 1 Milliards de travaux préconisés par l'ASN pour prolonger Fessenheim de 10 ans...En 10 ans les deux tranches de Fessenheim produiront 100 Milliards de KWH....Ce qui majorera le KWH de 1/100= 0,01 Euro ( 10 Euros par MWH .... Est-ce rédhibitoire quand on le compare au coût des énergies renouvelables que je donne plus bas ?..). S'agissant de Fessenheim a-t-on chiffré l'investissement en réseau nécessaire pour garantir la sécurité électrique de l'Alsace lorsque cette centrale sera arrêtée?... Si elle s'arrête !

Quant à l'EPR, la tête de série ( toujours plus chère parce qu'elle essuie les plâtres ) de Flamanville , il devrait couter 8 Milliards....somme considérable, certes ! Oui, mais elle devrait produire 600 Milliards de KWH au cours de sa vie...ce qui met l'investissement à 8 / 600 = 0,0133 Euros par KWH ( 13, 3 Euros par MWH )....même en triplant ce coût ( +16 Milliards) pour l'exploitation, la maintenance, les déchets et le démantèlement on arrive à 40 Euros par MWH...loin des 90 Euros que je lis dans ton article !

D'ailleurs ces coûts sont cohérents avec le prix de vente des KWH nucléaires à " prix coûtant" que pratique Mr PROGLIO, vis à vis des producteurs privés et que lui impose la loi NOME : il vend à 42 Euros par MWH ! ... et ce chiffre est contesté par ses clients, qui le trouvent trop élevé. Crois tu que Mr PROGLIO est homme à vendre à perte ?

COUTS DU RENOUVELABLE

Je lis dans ton article que l'éolien coûterait un peu plus de de 90 Euros par MWH .... Si on se réfère aux installations existantes, ( j'ai vérifié celles qui se trouvent dans ma région) les coûts sont proches de 180 Euros par MWH pour l'éolien terrestre et 250 Euros pour l'éolien marin ou le solaire ( Pour information le charbon est à peu près à 120 Euros / MWH) .. A noter que ces coûts ne comprennent ni la maintenance ni la déconstruction ( élevé pour les panneaux solaires qui contiennent des métaux rares très toxiques ).

Je passe sur les investissements en réseau supplémentaires qu'il est nécessaire d' effectuer pour préserver l'intégrité de l'alimentation électrique . En effet, s'agissant d'énergies intermittentes, susceptibles de varier très brutalement sur un aléa climatique soudain, elles peuvent mettre en péril la stabilité du réseau électrique...

Et puis, mon cher Canard, est ce que tu t'éclaires ou tu ne te chauffes que lorsqu'il y a du soleil ou du vent...?

Pourquoi les "grands médias" , à part Le Monde partiellement, ne nous informent-ils pas de l'arrêt du soutien des Gouvernements Espagnol et Anglais à l'énergie éolienne, jugeant que c'est un gouffre financier ?

Pourquoi, Canard, tu ne nous dis pas que 14 000 éoliennes sont entrain de rouiller aux USA ?

Pourquoi, tu ne nous dis pas que l'Allemagne, souvent citée en exemple vient de stopper son soutien financier à l'éolien, jugeant que c'était un gouffre financier ? Il faut dire que la "transition énergétique" de l'Allemagne vient d'être évaluée à 1000 Milliards ! Pourquoi tu ne nous ne dis pas qu'elle brûle massivement du charbon ( lignite ) pour remplacer les 8 réacteurs nucléaires qu'elle a arrêté (elle n'arrive pas à arrêter ceux qui restent ).... qu'un Allemand rejette trois fois plus de CO2 qu'un Français et paye son électricité 2 fois plus cher ?

Les Français ont, sur leur facture d'électricité, une rubrique CSPE ( Contribution au Service Public d'Electricité ) qui représentait en 2012 , environ 10 % du total...Cette CSPE comporte pour 60 % le surcoût lié aux énergies renouvelables ....

Selon la CRE ce surcoût va passer de 2, 8 Milliards en 2013 à 3,5 Milliards en 2014 ce qui devrait générer une augmentation de la facture de 2 % ( hors prix du KWH qui augmentera de son coté ) .. 3,5 Milliards cela représente 5 % du CA d'EDF !...Si le solaire et l'éolien n'existaient pas la facture serait réduite d'autant !

Est ce opportun d'imposer ce surcoût aux Français en période de crise ? Au moment où on nous rebat les oreilles avec la compétitivité des entreprises, faut il alourdir inutilement leur facture d'électricité ?

D'autant plus que le développement de ces énergies donne du travail aux étrangers ( Chinois en particulier ) et les investisseurs, qui ont flairé le bon filon, sont aussi, pour la plupart étrangers ! Il parait ( à vérifier ) que même la mafia italienne a investi dans le domaine, en Allemagne, pour blanchir de l'argent sale!

Je crois avoir apporté suffisamment d'éléments, qui montrent que la politique énergétique choisie par le Gouvernement, à travers la "transition énergétique", pour faire plaisir aux "arrivistes" Verts nous conduit à une catastrophe économique....

SURETE NUCLEAIRE

Je te connais Canard...tu ne vas pas manquer de m'objecter que quels que soient les arguments économiques, la Sécurité n'a pas de prix....et tu auras raison ! Mais il faut pousser un peu plus loin l'analyse....

En tous domaines, le risque pris se mesure en multipliant les conséquences potentielles d'un accident par sa probabilité d’occurrence.

Pour ce qui concerne les conséquences d'un accident nous les connaissons à travers Tchernobyl et Fukushima ou tout au moins nous en avons une idée ! Je rappelle, tout de même qu'à Hiroshima et Nagasaki, la vie est aujourd'hui, 70 ans après, tout à fait normale.

Quant à la probabilité il est nécessaire de la réduire au maximum par la qualité de la construction, de l'exploitation, de la maintenance et...du contrôle.

Pour avoir exercé les fonctions d' Inspecteur en Sûreté Nucléaire, je crois pouvoir affirmer que notre ASN est la meilleure au monde, de par son indépendance, sa compétence, sa rigueur et sa neutralité....Ce n'était pas le cas au Japon...et encore moins à Tchernobyl, où elle était inexistante.

Dans ton journal, cher Canard, tu fais référence à St Laurent des Eaux où une partie du cœur a fondu....Oui c'est vrai ...mais quelles conséquences pour l'environnement ? A ma connaissance, quasiment aucune...et c'est cela qui est important !

Là où tu dis la vérité, c'est lorsque tu dis nos réacteurs graphite gaz présentaient le même défaut que Tchernobyl : l'absence d'enceinte de confinement .....Mais ce qui est rassurant c'est que la France, a immédiatement pris la décision d'arrêter ses réacteurs graphite gaz après Tchernobyl : Bugey 1, Chinon 2 et 3, St Laurent 1 et 2...Et dans les deux ans, ils étaient tous à l'arrêt ....A noter que cette technologie avait été voulue par De Gaulle pour ne pas copier les Américains ...et leurs réacteurs à eau légère !

Tu nous parles aussi, à juste titre, des fusions du cœur à TMI et à Fukushima....Encore exact, mais il ne faut pas faire d'amalgame...Fukushima est un réacteur a EAU BOUILLANTE avec une enceinte de confinement légère qui n'a pas résisté aux explosions d'Hydrogène ( pourtant quelques temps auparavant Areva leur avait proposé des recombineurs d'Hydrogène que TEPCO a refusés, les jugeant trop chers .. Tous nos réacteurs Français en sont pourvus ) ...

Quand à TMI, l'accident confirme, en grandeur réelle, que le cœur d'un réacteur à EAU PRESSURISEE peut fondre presque entièrement SANS conséquence pour l'environnement ! Pourquoi ? Parce que l'enceinte de confinement a tenu...Au passage je t'informe que les enceintes de l'EPR sont encore plus résistantes que celles de TMI . Ce type de réacteur est le plus répandu au monde, et en France nous n'avons que ceux là !

Sachant qu'une probabilité n'est jamais nulle, le fait que JAMAIS il n'y a eu d'accident AVEC des rejets radioactifs sur un réacteur a EAU PRESSURISEE du type de ceux que nous avons en France, et qui est le plus répandu au monde, est plutôt rassurant pour notre pays !

CONCLUSION:

Mon cher Canard, j'ignore si je t'ai convaincu, mais j'espère au moins, t'avoir fait réfléchir.... Je te demande simplement lorsque tu t'empares d'un sujet, d'essayer de le traiter à charge ET à décharge .... comme tu m'y avais habitué !

Je ne peux pas terminer sans te faire deux remarques :

- le "lobby Nucléaire" si cher aux Verts n'existe pas! Un lobby est, en général là pour défendre des intérêts privés...et le CEA est 100% public et AREVA et EDF sont à 85 % publics ! Alors que le "lobby privé renouvelable" est une réalité. Il est même soutenu par les Verts.

- le Professeur de Médecine Nucléaire Jean ARTUS du CHU de Montpellier, sommité internationale, qui n'a aucun lien, ni intérêt dans l'énergie nucléaire, écrivait, il y a quelques temps dans les journaux régionaux : "les écologistes mentent en matière de Nucléaire" ou encore "le Nucléaire est l'avenir de notre pays"!

Ne l'oublie pas, cher Canard quand tu parles de Nucléaire....

Avec toute ma sympathie....et peut-être, à nouveau, mes 1,20 Euros hebdomadaires !

Un lecteur (un peu) averti

Jean ABRAS

 

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Publié le par Jean Brissonnet
Publié dans : #Au fil du temps

Dans mon dernier livre : « La médecine postmoderne prend le pouvoir », j'ai écrit « les informations que j'ai pu recueillir pendant ces années m'amènent aujourd'hui à reconnaître, avec beaucoup d'autres, que la première cause de succès des médecines dites "non conventionnelles" est le dysfonctionnement de la pratique médicale d'aujourd'hui . On n'adhère pas aux médecines non conventionnelles pour ce qu'elles sont (on ne le sait généralement même pas) on y adhère par rejet de la pratique médicale conventionnelle… »

Dans le paragraphe des « dérives médicales mercantiles », je parle évidemment des laboratoires pharmaceutiques sur lesquels j'écris que « pour le public, les laboratoires pharmaceutiques le disputent probablement aux fabricants d'armes sur le podium des industries les plus honnies ».

Je viens de prendre connaissance d'un documentaire qui m'avait totalement échappé à l'époque de sa diffusion, à une heure évidemment fort tardive, et qui nécessite sans nul doute d'être visionné à titre de piqûre de rappel :

Même si ce documentaire est loin d'être parfait, en particulier par l'utilisation de témoignages qui ne peuvent en aucun cas être considérés comme preuve, il donne la parole à des intervenants de grande qualité comme le docteur Philippe Pignare, le professeur Even et le représentant de la revue "Prescrire".

Je vous conseille vivement de visionner ce documentaire jusqu'au bout ne serait-ce que pour avoir le plaisir de rire un peu du "trouble dysphorique du lundi matin" (TDLM) . À moins bien sûr que vous préfériez en pleurer.

Notons cependant que, comme je l'écris dans mon livre, « encore ne faudrait-il pas oublier que ce ne sont pas les responsables des laboratoires qui signent les ordonnances » et que le docteur Christian Lehmann a écrit : « il suffirait que le niveau d'exigence des médecins s'élève pour que l'industrie pharmaceutique soit obligée de modifier sa stratégie commerciale ».

Est-il nécessaire de préciser que je n'ai aucun conflit d'intérêt, ni financier, ni amical, ni corporatiste avec le sujet traité.

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Publié le par Jean Brissonnet
Publié dans : #Au fil du temps

Le Conseil de l'ordre des médecins vient de condamner le professeur Philippe Even à une interdiction d'exercer la médecine pour la parution du livre qu'il avait publié en collaboration avec Bernard Debré et qui s'intitulait : « Guide des 4000 médicaments utiles inutiles ou dangereux » .

Le conseil de l'ordre avance comme motif le fait que ce livre comporterait des erreurs. Ceci n'a rien d'étonnant, mais si cela pouvait être un motif de condamnation, tous les auteurs parlant de médecines non conventionnelles pourraient, pour le moins, être interdits d'exercice.

Ce livre, qui avait connu un certain succès lors de sa parution, s'ils comportaient des inexactitudes aurait dû faire l'objet d'un débat au cours duquel les auteurs auraient pu préciser les sources sur lesquelles ils s'étaient appuyés dans leur diatribe.

En réalité rien de tout cela.

Dans la condamnation qui a été infligée, il n'a jamais été question du fond. Les auteurs ont été condamnés (comme le fut en un autre temps le professeur MF Kahn à propos de l'homéopathie) pour leur « manque de confraternité »

La saisine du conseil de l'ordre a été réalisée en effet à la demande de plusieurs centaines d'allergologues, ces « spécialistes » d'une spécialité qui n'existe pas, choqués de voir écrit dans le livre qu'ils n'étaient que des « gourous », des « charlatans » et des « marchands d'illusions ».

Je me garderai bien d'argumenter sur le fond n'étant ni médecin ni chercheur et si les auteurs de cet ouvrage ont exposé de véritables contrevérités la chose doit être prouvée, publiée et ils doivent être sanctionnés.

En fait, aucun argument n'a été réellement avancé à ce sujet, le seul élément qui peut prêter à débat est celui des statines dont on sait qu'il agite largement la communauté médicale, mais dont personne actuellement ne peut reprocher à ces auteurs d'avoir à ce sujet leur propre avis.

Si l'on y regarde bien, il est plus probable que les membres du conseil de l'ordre ont trouvé là l'occasion de se venger des propos tenus dans le livre sur les différentes instances médicales.

On peut y lire que : «…Les universitaires, coupables de complaisance, connivence, complicité, pour ne pas dire corruption, concussion ou malversation, ne représentent certes qu’une petite minorité [...], mais une minorité non négligeable dans les disciplines qui sont de grands marchés pour l’industrie : cancérologie, cardiologie, psychiatrie et rhumatologie, et surtout une majorité parmi les experts de l’AFSSAPS [l’agence du médicament] qui, à de très nombreuses reprises, ont bloqué les décisions d’enquête ou de retrait d’AMM du Mediator, y compris une dizaine directement liés à Servier […].

... bien plus nombreux et aussi responsables sont ceux qui, uniquement préoccupés de leurs malades, leur service ou leur laboratoire, vivent dans leur 'bulle', comme des lapins dans leurs clapiers […], ne se mobilisant que pour des intérêts claniques et ne marquant aucun intérêt pour les dépenses et l’organisation du système de santé, celles de leur hôpital et de leur discipline, et plus encore pour l’inefficacité, les dangers, les prix et les excès de prescription de médicaments inefficaces ou dangereux […].

...Plus frappant encore, le silence de leurs sociétés savantes, leurs universités, leurs Académies, leur conseil de l’ordre, qui, dans une certaine forme de 'négationnisme', n’ont jamais réagi et ne réagissent toujours pas aujourd’hui, sinon pour tenter de nier les évidences […] ».

Voilà des phrases qui auraient pu figurer dans mon dernier ouvrage !

Espérons que tout cela ne soit que la dernière exaction d'un organisme appelé à disparaître.

Manuel Vals, le nouveau premier ministre, réputé pour son courage et son audace, prendra-t-il enfin la mesure qui figurait dans les promesses du candidat François Mitterrand : « le conseil de l'ordre sera dissous ».

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Publié le par Jean Brissonnet
Publié dans : #Au fil du temps

Le Père Noël existe!

J'en suis sûr maintenant, car il a déposé dans mes souliers 2 cadeaux qui m'ont fait le plus grand plaisir :

- La Cour de justice européenne vient de rendre un verdict indiquant que le financement de l’obligation d’achat de l’électricité provenant de l’énergie éolienne, à un tarif bonifié, doit être considéré comme une intervention de l’État. Ce qui signifie que le financement à ce tarif est en réalité une taxe qui est acquittée par tous les consommateurs d'électricité. Il est donc tout à fait probable que le Conseil d'État procédera rapidement à une annulation de ce tarif bonifié.

Ma facture d'électricité va baisser. Merci Père Noël !

- La Cour des Comptes a récemment recommandé au gouvernement d'abandonner le soutien au solaire photovoltaïque intégré au bâti et la révision des moyens attribués au développement global de la filière. On sait que le soutien au développement de la filière photovoltaïque revient plus cher, à cause des obligations d'achat, que le prix de vente publique de l'électricité. C'est donc une fois de plus le consommateur qui est pénalisé.

Il semblerait qu'on s'oriente vers une autoconsommation de l'énergie solaire, solution que tout élève n'ayant pas "séché" les cours de physique comprend parfaitement puisque, de cette manière, on réduirait le coût énergétique du transport de l'électricité.

Ma facture d'électricité va encore baisser. Merci Père Noël !

Il faut ajouter que le Père Noël n'étant pas une « ordure », contrairement à ce que certains affirment, ces mesures auront, en plus, un effet positif pour la planète, puisse qu'il ne sera plus nécessaire de développer  des centrales à énergies fossiles pour lisser la consommation de ces énergies essentiellement transitoires.

Merci pour la planète !

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Publié le par Jean Brissonnet
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La fin de l'année est, nous le savons, le moment où s'effectuent des synthèses, des résumés, des retours en arrière.

J'emprunte une partie du titre et les grandes lignes de cet article à l'excellent papier publié par Anne JEANBLANC sur le site lepoint.fr.

J'incite tous les lecteurs à se reporter à l'article initial plus détaillé, dont le lien se trouve en bas de page "*".

Après avoir signalé que la grande nouveauté était incontestablement "la première implantation d'un coeur artificiel définitif", la journaliste répertorie ce qui lui semble être les meilleures avancées médicales de l'année.

Il s'agit de :

1 - La première implantation mondiale d'un larynx artificiel réalisée en France en juin 2012.

2 - Un stimulateur cardiaque dépourvu de sonde, implanté pour la première fois chez un malade français en novembre dernier au CHU de Grenoble.

3 -Une méthode bon marché, donc accessible aux pays en voie de développement, du dépistage d'un cancer du col de l'utérus qui vient d'être validée.

4 - Un brevet français vient d'être déposé qui donne un espoir de venir définitivement à bout du redoutable HIV.

5 - La radioembolisation, à l'essai dans une vingtaine d'établissements français pour soigner des personnes atteintes d'un cancer du foie.

6 - Le Neurogel, une substance conçue pour être implantée dans la moelle épinière et qui permettrait de rétablir la connexion entre le cerveau et les membres inertes.                   

7 - La confirmation de l'importance microbiote (les cent mille milliards de bactéries qui prospèrent dans nos entrailles).

8 - Les cellules souches du sang qui assurent le renouvellement continu de nos cellules sanguines, mais sont en plus capables de produire, à la demande et en urgence, les globules blancs qui aident l'organisme à faire face à une inflammation ou une infection.

9 - Un nouveau mécanisme de régulation de l'appétit qui vient d'être découvert et ouvre une piste prometteuse pour le traitement de l'obésité et celui de l'anorexie.

10 - L'identification d'un marqueur présent dans le sang qui permettra de prédire un accident vasculaire cérébral et peut-être aussi d'évaluer le risque d'infarctus.

Cet inventaire n'est-il pas le meilleur argument que l'on puisse opposer à ceux qui, en permanence, critiquent la médecine « scientifique », qu'ils qualifient de « dure » ou de « scientiste ».

Alors, qu'en est-il des médecines postmodernes ? Quelle a été leur influence sur la santé ?

On a beau fouiller les bases de données médicales, torturer Medline ou tenter de faire parler le British médical journal et le Lancet, rien ne ressort dans ce domaine.

Par contre, on peut dire que la palme de la nuisance revient aux campagnes anti-vaccination de ces partisans des médecines non conventionnelles.

On constate en effet le risque de renaissance de maladies disparues dans nos contrées (rougeole, oreillons, rubéole), une sous protection contre la grippe saisonnière (prenez plutôt le vaccin homéopathique...), et la disparition de l'espoir d'éradiquer un jour ce fléau qu'est la poliomyélite.

Il est malheureusement à craindre que l'introduction de ces médecines dans les milieux hospitaliers par le biais de médecins naïfs, interessés ou incompétents, risque de nous préparer pour 2014 un « palmarès » encore plus tragique.

      * http://www.lepoint.fr/editos-du-point/anne-jeanblanc/les-10-avancees-medicales-de-2013-26-12-2013-1774325_57.php

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Publié le par Jean Brissonnet
Publié dans : #Au fil du temps

Le doyen des médecins sommé par l'Ordre de la mettre en veilleuse

 14/12/2013
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Le Dr Le Men, médecin depuis 1949. - Crédit photo : Olivier Quarante

« Le plus vieux médecin de France » prié de ne plus s'exprimer publiquement... En voilà une drôle d'histoire. Le 27 mai dernier, « le Quotidien » publiait un portrait du Dr François LeMen, intitulé « Médecin de famille depuis 13 lustres ». Témoin rare de l'évolution du métier, le médecin de 91 ans y racontait son parcours exceptionnel  : installé depuis 1949 à Callac, dans les Côtes d'Armor, aucœur d'une Bretagne rurale, le Dr Le Men cumulait 64 ans de pratique médicale.

Début décembre, la rédaction du « Quotidien » renoue le contact avec lui. Mais, à l'autre bout du téléphone, le médecin est désolé, il n'est pas en mesure de nous répondre. « Je ne peux pas. J'ai reçu un courrier en juillet de la part de l'Ordre pour me demander de refuser toute interview », explique-t-il....

Lire la suite sur:

http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualite/exercice/le-doyen-des-medecins-somme-par-lordre-de-la-mettre-en-veilleuse#.UqwSm606YfA.twitter

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